L’espace Conférences est situé au niveau du Pavillon d’entrée.
Les conférences sont gratuites. Pas d’inscriptions. Pensez à vous rendre à votre conférence en avance car les places sont limitées. 

Programme du samedi 6 novembre
Programme du dimanche 7 novembre
Programme du lundi 8 novembre
Programme du mardi 9 novembre
Programme du mercredi 10 novembre
Programme du jeudi 11 novembre
Programme du vendredi 12 novembre
Programme du samedi 13 novembre
Programme du dimanche 14 novembre

 

Samedi 6 novembre : Les jeunes se mobilisent

Greta Thunberg et tant d’autres jeunes, conscients de l’état de notre planète, n’acceptent pas de rester les bras croisés à attendre que les choses changent. Depuis plusieurs mois, nous les avons vu défiler dans la rue pour les Marches pour le Climat, créer des associations pour agir, prendre la parole pour dénoncer, énoncer ou encore proposer, participer à la Convention Citoyenne pour le Climat. Ils sont nombreux et à l’image du colibri, ils sont en train de faire bouger les lignes. Même les plus jeunes ont leur mot à dire à l’image de cette classe de CM1 – CM2 qui crée le lobby de Poissy, qui sera à l’initiative de l’écriture de la première Déclaration européenne des droits de la planète et du vivant. Ils nous inspirent et nous donnent envie d’être à leurs côtés, de les soutenir et de faire notre part. Pour eux. Pour nous. Pour la vie sur Terre.

11h – Film : I am Greta de Nathan GROSSMAN (98’)

Figure de proue du mouvement pour le climat, elle est devenue en peu de temps une célébrité mondiale. Mais, derrière le personnage public, qui est Greta Thunberg ? Quelles sont ses motivations ? Le documentaire sensible I AM GRETA de Nathan Grossman apporte des réponses. Pendant deux ans, le réalisateur a suivi Greta : lors de sa grève scolaire pour le climat, en 2018 à Stockholm quand elle a 15 ans, grève qui a donné naissance au mouvement international des « Fridays for Future », et lors de ses rencontres avec des leaders économiques et politiques partout dans le monde.

 

Le regard de Nathan Grossman nous fait découvrir l’activiste pro-climat loin des projecteurs. Il est très proche d’elle à de nombreux moments privés : pendant les voyages épuisants, au sein de sa famille, dans des chambres d’hôtel, entre ses rendez-vous, quand elle a le mal du pays, quand elle est fatiguée, quand tout cela est trop pour elle. I AM GRETA montre des côtés étonnants de la personnalité fascinante et vulnérable de la jeune Suédoise, sa façon de gérer son syndrome Asperger et les sources de son engagement. C’est un documentaire dense et intelligent, aux émotions fortes, sur une jeune femme infatigable et sans concession qui donne du courage et se bat pour des mesures climatiques efficaces et pour un meilleur avenir pour nous tous.

13h30 – Film : Ruptures, les grandes écoles en bouleversement d’Arthur GOSSET (60’)

C’est l’histoire d’une année. Une année qui a bouleversé la vie de 6 jeunes issus des grandes écoles. Tous avaient un destin bien tracé: job de rêve, voiture de fonction, et beau salaire. Mais tous ont, en l’espace d’un an, rompu avec cette voie qui leur était promise. Car selon eux, elle n’est pas à la hauteur des enjeux environnementaux.
Un changement de cap de plus en plus fréquent chez la jeune élite, et qui crée de nombreuses ruptures sociétales, que ce soit avec les institutions, les entreprises, ou encore l’entourage.
Pendant un an, Arthur Gosset a suivi ces 6 jeunes dans leurs ruptures, mais aussi et surtout, dans les alternatives qu’ils proposent.  

15h – Table ronde : Les jeunes se mobilisent

Parce que leurs analyses, leurs envies et leurs engagements nous inspirent, nous avons à coeur de donner la parole à des jeunes d’horizons différents qui chacun, sur son chemin, souhaite remettre le vivant et la planète au centre de sa vie.

Modération : Françoise VERNET

  • Arthur GOSSET, co-fondateur et co-président de Together for earth,
    auteur et réalisateur du documentaire « Les grosses têtes changent de camp»
  • Maxime OLLIVIER, militant écologiste au sein de nombreuses associations, il fait parti de ces milliers de jeunes signataires de l’appel Pour un réveil écologique, et est aujourd’hui engagé dans Extinction Rebellion France et Extinction Rebellion Europe. Il a également suivi de près la convention citoyenne pour le climat.
  • Victor NOEL, auteur de « Je rêve d’un monde, plaidoyer d’un adolescent pour la biodiversité » (septembre 2020, éditions Delachaux & Niestlé). Dès son plus jeune âge, Victor observe la faune qui l’entoure. Le jeune naturaliste adhère à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) à l’âge de 9 ans et s’engage depuis auprès de plusieurs associations de protection de l’environnement. Convaincu de la nécessité d’agir pour la protection de la biodiversité, il écrit un plaidoyer sincère illustré par des photographies personnelles

17h – Vidéo : Le lobby de Poissy – les enfants s’engagent pour la planète d’Elsa GRANGIER, primé au Green Award Festival (48’)
Le lobby de Poissy, c’est l’incroyable récit d’une dizaine d’élèves de CM2 qui, sensibilisés à l’environnement par leur professeure et portés par leur rencontre avec Hubert Reeves, décident de sauver la planète. En réaction à la démission de Nicolas Hulot, ils constituent le 1er lobby représenté par des enfants et vont s’inviter dans la campagne des Européennes.

Suivi d’une table ronde sur une aventure hors du commun

Modération : Françoise VERNET

  • Elsa GRANGIER, réalisatrice de la série documentaire Le lobby de Poissy – les enfants s’engagent pour la planète diffusée sur Francetv et primée au Green Awards Festival. Chroniqueuse RTL « On refait le monde », Elsa est l’auteure aux Éditions du Seuil du livre « Rêver grand, ces enfants qui s’engagent pour la planète ». Elle est la coordinatrice de Kidsforplanetrights et membre du conseil Harmony with Nature  – Nations Unies
  • Anaïs WILLOCQ, enseignante, engagée aux côtés des jeunes dans cette aventure
  • un représentant de Soujoud, Maélys, Thomas, Rémy, Osswa, Yasmin, Noémi, Elmezoir, Bilal, Sana, Kati, Houcine, Léon, jeunes qui ont créé l’association le Lobby de Poissy, initiative soutenue par Hubert Reeves, parrain, et Nicolas Hulot, membre d’honneur
  • un jeune du lycée de Quimperlé, co auteur de la première Déclaration européenne des droits de la planète et du vivant

Dimanche 7 novembre : La fabrique de l’ignorance

Les citoyens, les politiques et les entreprises n’ont pas toujours des intérêts communs, loin s’en faut! Les industries du tabac, pharmaceutiques, agroalimentaires ont montré au fil des années les limites de leurs discours. Heureusement, des journalistes, des scientifiques, des citoyens se réveillent pour enquêter, témoigner et nous éveiller à une réalité qui fait parfois froid dans le dos. Leurs combats sont précieux car ils nous permettent d’avoir une autre lecture et d’être acteur de nos vies.

11h – Film : La Fabrique de l’ignorance de Franck CUVEILLIER et Pascal VASSELIN (97’)
Comment, des ravages du tabac au déni du changement climatique, on instrumentalise la science pour démentir… la science. Une vertigineuse investigation dans les trous noirs de la recherche et de l’information.
Pourquoi a-t-il fallu des décennies pour admettre officiellement que le tabac était dangereux pour la santé? Comment expliquer qu’une part importante de la population croie toujours que les activités humaines sont sans conséquence sur le changement climatique ? Les pesticides néonicotinoïdes sont-ils vraiment responsables de la surmortalité des abeilles ? Pourquoi la reconnaissance du bisphénol A comme perturbateur endocrinien n’a-t-elle motivé que de timides interdictions ? Au travers de ces « cas d’école » qui, des laboratoires aux réseaux sociaux, résultent tous de batailles planifiées à coups de millions de dollars et d’euros, cette enquête à cheval entre l’Europe et les États-Unis dévoile les contours d’une offensive méconnue, pourtant lancée dès les années 1950, quand la recherche révèle que le tabac constitue un facteur de cancer et d’accidents cardiovasculaires. Pour contrer une vérité dérangeante, car susceptible d’entraîner une réglementation accrue au prix de lourdes pertes financières, l’industrie imagine alors en secret une forme particulière de désinformation, qui se généralise aujourd’hui : susciter, en finançant, entre autres, abondamment des études scientifiques concurrentes, un épais nuage de doute qui alimente les controverses et égare les opinions publiques.

Agnotologie
Cette instrumentalisation de la science à des fins mensongères a généré une nouvelle discipline de la recherche : l’agnotologie, littéralement, science de la « production d’ignorance ». Outre quelques-uns de ses représentants reconnus, dont l’historienne américaine des sciences Naomi Oreskes, cette investigation donne la parole à des acteurs de premier plan du combat entre « bonne » et « mauvaise » science, dont les passionnants « découvreurs » des méfaits du bisphénol A. Elle expose ainsi les mécanismes cachés qui contribuent à retarder, parfois de plusieurs décennies, des décisions vitales, comme le trucage des protocoles, voire la fabrication ad hoc de rats transgéniques pour garantir les résultats souhaités. Elle explique enfin, au plus près de la recherche, pourquoi nos sociétés dites « de l’information » s’accommodent si bien de l’inertie collective qui, dans le doute, favorise le business as usual et la consommation sans frein.

 

15h – Les tout-petits face aux écrans, comment les protéger 
Dr Anne-Lise DUCANDA

Le Dr Anne-Lise Ducanda, médecin de PMI, s’interroge quand, entre 2003 et 2017, elle reçoit sept fois plus d’enfants en difficulté qu’à l’accoutumée : retard de langage, agitation, intolérance à la frustration, maladresse, difficultés de communication…Un constat s’impose : 95 % des enfants en difficulté consultant le Dr Ducanda sont surexposés aux écrans. Lançant tout d’abord l’alerte sur Internet, le Dr Ducanda, à travers ce livre, souhaite toucher un maximum de monde pour une prise de conscience collective du fléau que sont les écrans sur la santé de toute une génération, à commencer par les tout-petits. En effet, en captant fortement leur attention, les écrans les privent des interactions humaines et de la découverte sensorielle du monde indispensables au développement de leur cerveau. Pourtant, on continue à inciter les parents à «préparer leur enfant au monde de demain » par le numérique…Heureusement, les troubles liés aux écrans sont réversibles en grande partie quand ils sont détectés et traités à temps.

Le Dr Anne-Lise DUCANDA a longtemps été médecin en PMI (Protection maternelle et infantile) en Île-de-France. Elle lance l’alerte depuis quatre ans sur les dangers des écrans pour les enfants et est membre fondateur du CoSE, Collectif surexposition écrans.

17h – Film : Planète soja, une enquête mondiale sur les dangers de ce faux ami de Julie LOTZ

Ces dernières années en France, la consommation de soja a explosé. Alternative à la viande ou au lait, il contient moins de matières grasse et est riche en protéines. Mais le soja s’est aussi introduit discrètement dans de nombreux produits. Cette consommation exponentielle de soja ne serait pas sans conséquences sur la santé. Depuis 2005, les autorités sanitaires recommandent de limiter sa consommation. Le soja est également un aliment essentiel pour le fourrage des animaux. Celui-ci est en grande partie importé du Brésil, génétiquement modifié et traité au glyphosate, un pesticide très controversé classé cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé.

Projection suivie d’un échange avec la réalisatrice 

Julie LOTZ est journaliste. Elle a réalisé plusieurs documentaires d’enquête sur l’alimentation et la santé pour France 5 dont Soja, la grande invasion, qui a reçu une palme d’argent au festival international Deauville Green Awards en juin 2018.

 

 

Lundi 8 novembre : Imaginer ensemble le monde de demain

La période de 8 semaines de confinement que nous avons vécue au printemps nous a projeté chacun et chacune d’entre nous dans une profonde réflexion. Une réflexion sur nos besoins, nos dépendances, le sens de nos vies, l’avenir que l’on souhaitait pour celles et ceux qui nous sont chers. De nombreux experts se sont exprimés, nous avons suivi des conférences en ligne, nous avons lu, écouté, regardé et pourtant nous continuons à nous demander ce que nous devons faire, par quoi commencer, comment faire évoluer nos vies pour que nous soyons moins dans la destruction du vivant et plus dans la résilience. Des témoignages d’acteurs de terrain viendront compléter nos compréhensions et nous donner de nouvelles pistes d’actions.

11h – Film : Un autre chemin : la résilience québécoise de Muriel BARRA (52’)
En créant leur éco-hameau au cœur des terres québécoises, c’est un pari ambitieux que ses fondateurs ont relevé: celui de prouver qu’une forme d’autonomie est possible sous des latitudes nordiques. Aujourd’hui attaché au principe de résilience, ce hameau d’une quarantaine de personnes expérimente collectivement une vie sans pétrole. Des témoignages inspirants qui alimentent la nécessaire réflexion autour de notre dépendance aux énergies fossiles.

Projection suivie dun échange avec la réalisatrice.
Après de jeunes années passées entre danse, théâtre et radio, Muriel BARRA découvre la vidéo par la production d’une émission TV de sports extrêmes («X-Fun», 1998) puis celle d’une web TV culturelle («TV-UP», 2000). Consciente des enjeux environnementaux et sociaux de notre époque, elle décide en 2004 de mettre sa profession au service d’une évolution des mentalités pour une société plus juste et responsable. Elle crée alors Lato Sensu Productions avec l’objectif de produire des documentaires militants et engagés sur des thématiques sociales et environnementales.

15h – Et si …on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons ? 
Rob HOPKINS

Et si… le pouvoir de changer le cours des choses en profondeur était entre nos mains ? Et si…, en réalité, nous avions à disposition, sans en avoir vraiment conscience, un des outils les plus puissants qui existe ? Et si…, en plus, on se mettait ensemble pour y arriver ?
Rob HOPKINS nous invite à rêver. Mais à rêver en grand, en remettant l’imagination au coeur de nos vies quotidiennes, professionnelles, sociales et familiales. Et si…? est un appel à l’action pour libérer notre imagination collective, qui prend racine dans l’histoire d’individus et de communautés venant du monde entier qui ont d’ores et déjà emprunté le chemin de l’imagination et initié des changements rapides et profonds pour un meilleur futur.

17h – Table ronde : Nos voies de résilience, traverser les effondrements 
En 2015, l’année des attentats de Charlie Hebdo et de la COP21, Flora Clodic-Tanguy, journaliste à Paris, traverse une grave crise existentielle. Face aux défis écologiques, aux instabilités politiques, aux troubles de notre époque qui se conjuguent, quel sens donner à sa vie ? Comment être et s’épanouir dans un monde qui s’effondre ? Et comment trouver le courage d’agir ? Ces questionnements la poussent à tout quitter, ce qu’elle raconte dans un premier temps, pour transformer son existence, mais aussi à enquêter : elle part à la rencontre de personnalités atypiques qui s’engagent aujourd’hui pour créer en conscience le monde de demain, plus égalitaire et plus écologique. Elle dresse ainsi leurs portraits, sensibles et vivants, et nous démontre, que chacun peut trouver sa voie de résilience.

Modération : Françoise VERNET

Flora CLODIC-TANGUY, journaliste indépendante et plume, collabore régulièrement au magazine Yggdrasil. Elle accompagne aussi des porteurs de projets engagés dans leur communication, à travers des campagnes de financement participatif (So good, La Déferlante…). Installée dans une ferme vivrière du Cantal depuis 2019, elle co anime des stages sur la permaculture et l’autonomie, au sein de Prise de Terre. Elle publie en septembre Nos Voies de Résilience-Traverser les effondrements, aux Editions Massot.

Duc HA DUONG, père, ingénieur, entrepreneur, hacktiviste social, Duc s’efforce de jeter des ponts entre les citadelles fordistes et les barbares du monde qui vient, afin de réduire la violence du choc de la transition. Il prône un retour à des modèles d’organisation ouverts, opales, où chacun pourrait pleinement  vivre dans l’intégrité de son être, conciliant bonheur individuel et le bien commun grâce à la réintégration des échanges de confiance et d’émotions dans nos modes de production.

Pauline MAGNAT, entrepreneure, facilitatrice, experte en création de communautés, anime des collectifs afin de leur permettre de penser le monde différemment, pour pouvoir ensuite mettre leur énergie à le construire. Elle crée également les espaces et donne les outils pour que nous puissions prendre soin de nous et des autres durant ces processus de transformation profonde. Elle mêle des pratiques issues de l’écologie profonde, du travail qui relie, du soin des traumas collectifs et de l’intelligence collective.

Mardi 9 novembre : Numérique, 5G, WIFI, Internet, …comment faire face à leur invasion et à leurs dangers ?

Le numérique est un des enjeux majeurs actuels. Il est omniprésent dans nos vies et dans celles de nos enfants de plus en plus tôt. Il occupe une grande partie de notre temps, il détruit la planète en utilisant des matériaux produits aux quatre coins du monde dans des conditions sociales souvent limites, il génère un grand nombre de déchets difficilement recyclables et pour la plupart qui finissent dans des décharges en Afrique ou en Asie …et pourtant nous ne pouvons pas nous en passer. Comment faire ? Comment mieux gérer nos dépendances ? Comment accompagner nos enfants ? Comment limiter notre impact ?

11h – Film : Internet, la pollution cachée de Coline TISON et Laurent LICHTENSEIN (54’)
C’est l’histoire de Rebecca et de son double numérique. Cette petite fille qui vient de naître a déjà une identité virtuelle. Fil rouge de ce documentaire, elle incarne ce début de XXIe siècle qui a vu Internet envahir nos vies : la moindre de nos activités, comme payer nos impôts, acheter un livre, commander des fleurs, est numérisée, informatisée et circule via le réseau.
En 2013, 247 milliards de mails transitent chaque jour par la Toile. Une façon plus économique et moins polluante de communiquer, pourrait-on penser : il n’en est rien ! «Internet, c’est avant tout une infrastructure de réseaux lourde, ce sont des millions de kilomètres de cuivre, de fibre optique. »  rappelle Jean-Luc Vuillemin, directeur réseau chez Orange.
Pierre angulaire du système, le data center est le centre qui permet de traiter les données, de les stocker, puis de les réorienter vers leurs destinataires. Or, les besoins en électricité de cette base névralgique qui fonctionne jour et nuit sont énormes, parfois autant que ceux d’une grande ville ! Seule façon d’assurer à la fois la ventilation des milliers de serveurs en surchauffe et d’alimenter les générateurs qui prémunissent contre les coupures d’électricité…

15h – Table ronde – Mesurons nous réellement l’impact du numérique? 
Trop facilement, quand on évoque le numérique, on pense au temps qu’il consomme dans nos vies, à son coût économique, à l’impact sur notre santé. Or, c’est sans connaître réellement l’impact énergétique, les enjeux économiques et les conflits géopolitiques qui sous-tendent ce monde de plus en plus connecté.« Les technologies digitales mobilisent aujourd’hui 10% de l’électricité produite dans le monde et rejettent près de 4% des émissions globales de CO2, soit le double du secteur civil aérien mondial »nous indique Guillaume Pitron parti enquêter dans les coulisses du numérique. Sans oublier la matérialitéque nous impose cette nouvelle vie numérique: smartphones, tablettes, ordinateurs, robots, puces électroniques, centres de stockage de données, serveurs, antennes, câbles marins, satellites, …L’intelligence artificielle, présentée comme la solution idéale aux insuffisances de l’homme a toutefois des limites dont une essentielle : la pollution liée au numérique. Est il possible de construire un monde numérique moins envahissant, plus sobre, libre et convivial? 

Modération : Françoise VERNET

Juliette DUQUESNE, journaliste indépendante, spécialisée dans les thématiques économiques et environnementales. Depuis janvier 2016, elle se consacre à l’enquête et la rédaction de livres d’une nouvelle collection : Carnets d’alerteSon dernier s’intitule « Pour un monde moins numérique et plus éthique » (Presses du Châtelet, 2021)

 

Guillaume PITRON, journaliste et réalisateur, auteur de « La guerre des métaux rares » (Editions Les Liens qui Libèrent, 2018)  de « L’enfer numérique. Voyage au bout d’un like » (titre provisoire, Editions Les Liens qui Libèrent, 2021) et de la BD « Promethium » une coédition LLL/Massot

 

 

17h – Table ronde – Comment agir en conscience avec la 5G? 
L’arrivée de la 5G, le nouveau standard de télécommunication, soulève de nombreuses questions. Il y a les anti : craintes pour la santé, épuisement des ressources, obsolescence programmée, espionnage, dépendance vis-à-vis de la Chine. Mais aussi les pro-5G : création de 22 millions d’emplois dans le monde, débits cinq fois supérieurs, innovation technologique majeure, levier de croissance de nombreux secteurs, …Pourquoi n’arrivons nous pas à ouvrir le débat autour du type de société que dessine cette nouvelle technologie? Est ce que ce monde d’algorithmes, de surveillance généralisée et d’addiction forte est compatible avec nos enjeux actuels et surtout avec notre humanité? Quels leviers avons nous pour agir et résister? Comment protéger notre santé et notre environnement?

Modération : Françoise VERNET

Antoine DREYFUS, journaliste, auteur et réalisateur de documentaires. Après avoir été reporter en presse écrite (Le quotidien du médecin, Le Parisien, JDD, VSD, ), il se consacre aux enquêtes de terrain. On lui doit notamment « Toxic, nos enfants en danger » (Les Arènes), une enquête de Cash Investigation sur les pesticides et le documentaire « Fos-sur-mer : les révoltés de la pollution » sur France 2 et France 3. Auteur de « 5G, mauvaises ondes » (Massot Editions, 2021) 

Stephen KERCKHOVE, délégué général d’Agir pour l’Environnement, association française de mobilisation citoyenne en faveur de la protection de l’environnement. Militant écologiste, il organise des campagnes de mobilisation citoyenne ciblant les responsables politiques et décideurs économiques, alliant happening et lobbying plus institutionnel. Auteur de « Le meilleur des e-mondes » (Editions Rue de l’Echiquier, 2021)

Alain RICHARD, ingénieur Arts et Métiers, formateur et auditeur conseil en pollution électromagnétiques dans l’habitat, féru d’un usage conscient de l’électricité. Co auteur de « La pollution électromagnétique : comprendre et agir » (Editions Terre Vivante, 2021)

Michèle RIVASI, scientifique confirmée est une eurodéputée très active. Membre de la Commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire (ENVI), de la Commission Industrie, Recherche et Energie (ITRE) et vice-présidente de la délégation ACP-UE, les sujets sur lesquels elle intervient sont principalement orientés vers la santé, l’environnement et l’énergie. Elle a co-fondé la CRIIREM et la CRIIRAD. Co auteur de « La pollution électromagnétique : comprendre et agir » (Editions Terre Vivante, 2021)

 

PROGRAMME SOUS L’ÉGIDE DE NATURE & PROGRÈS

Mercredi 10 novembre : La terre, cette nourrice si généreuse

L’agriculture conventionnelle chimique – dominante – épuise et pollue les sols, empoisonne les rivières et l’ensemble des organismes vivants, et met les peuples en concurrence. L’agroécologie paysanne restaure la vie des sols, leur rendant vigueur et générosité, encourage la relocalisation des approvisionnements et offre des aliments sains pour les hommes comme pour la terre. La première crée la malbouffe qui enrichit les lobbies et réchauffe le climat ; la seconde réconcilie l’homme et la planète. Mais alors, pourquoi ne change-t-on pas de modèle agricole ?

11h – Film : Sous nos pieds de Céline BEAUQUEL (4 X 12’)

Bien qu’ils soient le départ de toute vie sur terre, les sols sont en voie de désertification. Ce documentaire nous raconte cet univers méconnu, dont la fertilité est vitale. En effet, que mangerions-nous demain, et quelle eau boirions-nous si les sols s’avéraient pollués, s’ils venaient à s’éroder, à n’avoir plus aucune vie, plus aucune tenue ? La parole est donnée à des paysans innovants, inspirants, et à des agronomes qui nous montrent comment prendre soin de nos sols et pourquoi.

Projection suivie d’un échange avec la réalisatrice et Marc André SELOSSE, biologiste français spécialisé en botanique et mycologie, Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle, auteur de « Jamais seul – Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations », « L’origine du monde, une histoire naturelle du sol à l’intention de ceux qui le piétine » et, « Les goûts et les couleurs du monde, une histoire naturelle des tannins, de l’écologie à la santé ».

15h – Table ronde : Souveraineté alimentaire : où en est la France ?
Avec le dérèglement climatique et la fin annoncée de l’usage des énergies fossiles, rapprocher nos approvisionnements vitaux, dont nos besoins en nourriture devient urgent. Mais qu’est-ce que la souveraineté alimentaire ? Garantit-elle la sécurité alimentaire à ses ressortissants, et si oui, dans quelles conditions ? Consiste-telle à organiser l’autonomie d’un pays sans souci des difficultés de ses voisins ? Cette notion de souveraineté alimentaire, a priori rassurante, revêt plusieurs interprétations et réalités potentielles à éclairer.

Mathieu PERDRIAULT, directeur d’AGTER (Améliorer la Gouvernance de la Terre, de l’Eau et des Ressources naturelles) 
Aurélie CATALLO, coordinatrice de la plateforme « Pour une autre PAC »
Monique CHEMILLIER GENDREAU, Professeure émérite de droit public et de sciences politiques à l’université Paris-Diderot, spécialiste de droit international et de la théorie de l’État, auteure de « Pour un Conseil Mondial de la Résistance »

17h – Table ronde – La Bio, le seul choix soutenable pour nourrir l’avenir ?

La Bio fait de plus en plus d’adeptes, du côté des agriculteurs comme des consommateurs. Certains acteurs du conventionnel lui envient sa notoriété et rêvent de s’emparer de ses vertus sans rien changer à leurs pratiques polluantes. Dans cette guerre de communication, les enjeux sont conséquents.

Philippe POINTEREAU, agronome,directeur du pôle agroenvironnement de SOLAGRO
Denis LAIRON, expert en nutrition, directeur de recherche émérite à l’Inserm, auteur de « Manger sain et durable, de notre assiette à la planète ».

Jeudi 11 novembre : Ne plus marcher sur la tête

Qu’il s’agisse des nouvelles technologies, des méthodes de l’industrie chimique de synthèse ou de certaines pratiques militaires, toutes sont issues d’une certaine vision du monde : celle qui emmène l’humanité à sa perte ! Dans chacun des domaines abordés ici nous verrons à quel point nous sommes face à des aberrations. Nous marchons sur la tête et nous le savons. Pour autant, retrouverons-nous le bon sens, retomberons-nous sur nos pieds ?

11h – Film : Tous surveillés de Sylvain LOUVET (90’)
Faut-il, pour stopper une pandémie ou éviter un attentat, accepter de renoncer à nos libertés individuelles ? À l’heure où de plus en plus d’États ont recours aux technologies de surveillance pour endiguer la propagation du coronavirus, cette enquête dresse un panorama mondial de l’obsession sécuritaire. Des caméras à reconnaissance faciale niçoises à la répression chinoise des Ouïghours, ce film dévoile la relation incestueuse entre les industriels de la sécurité et les grandes puissances ? Il fait un constat glaçant : le totalitarisme numérique est à nos portes.

15h – Perturbateurs endocriniens : une pandémie peut en cacher une autre
Christian VELOT

Après avoir présenté ce que sont les perturbateurs endocriniens, où on les trouve et pourquoi ils sont si facilement autorisés à la commercialisation malgré leur dangerosité, vous découvrirez dans un langage accessible à tous, comment ces molécules peuvent modifier le fonctionnement de nos gènes et comment ces modifications peuvent se transmettre à la descendance même si celle-ci n’a jamais été exposée à ces polluants. De façon plus générale, comment l’environnement au sens large – nutrition, affect, habitat… – module l’expression de nos gènes (processus « épigénétiques »), et comment toutes perturbations environnementales, notamment les pollutions, peuvent ainsi affecter durablement, et à travers les générations, la santé des populations.

Christian VELOT, Généticien moléculaire à l’Université Paris-Saclay, Président du Conseil scientifique du CRIIGEN

17h – Table ronde – Les militaires et le dérèglement climatique : enjeux et stratégies
Les efforts menés durant la « guerre froide » – dont les simulations sur l’hiver nucléaire – nous ont appris que nous étions en train de réchauffer la planète. Depuis, le climat est considéré comme un « facteur multiplicateur de menaces » et les militaires sont toujours à la manœuvre. L’empreinte carbone des activités militaires, en temps de guerre comme en temps de paix, torpille tous les efforts de réduction des gaz à effet de serre. Pourquoi ces activités sont-elles l’angle mort des pourparlers autour du protocole de Kyoto et des rapports du GIEC ? Quelle transition énergétique pour conduire à une transition stratégique ? 

Ben CRAMER, chercheur sur la sécurité environnementale associé au GRIP (Groupe de recherche et d‘information pour la Paix et la Sécurité), auteur de « Guerre et Paix et Ecologie » et initiateur de l’Observatoire de la sécurité humaine (Athena 21)

Jean-Michel VALANTIN, chercheur en études stratégiques,The Red Team Analysis Society, auteur entre autres de « L’Aigle, le Dragon et la Crise planétaire » et « Géopolitique d’une planète déréglée : le choc de l’Anthropocène ».

 

Vendredi 12 novembre : La société écologique post-urbaine

Le capitalisme entraîne la « métropolisation » du monde, la numérisation et la bétonisation de l’espace, contraires aux préconisations liées à l’urgence climatique. Et si nous inversions la tendance pour « repaysanner » les campagnes délaissées, et y semer un monde plus lent, plus ancré dans le vivant, plus respectueux des hommes et de la Terre ? De nombreuses alternatives y fleurissent déjà, qui ouvrent de nouvelles perspectives…
Cette journée reviendra sur les « États généraux de la société écologique post-urbaine » organisés en octobre 2021 par le professeur Guillaume Faburel et la Fondation de l’Écologie Politique.

11h – Film – Écovillages, en quête d’autonomie, de Demos Kratos
Face aux différents effondrements que nous allons subir, il nous faut développer des modes de vie plus résilients. Pour cela, nous sommes allés à la rencontre des habitant.e.s de 3 écovillages afin qu’ils nous transmettent leur expérience et leur vision du vivre ensemble autrement.
Nous étions partis avec l’intime conviction que ce que nous recherchions était l’autonomie technique avant tout : énergie, alimentation, habitat. Cette Quête d’Autonomie nous aura permis de remettre en question le sens même de notre vision des écolieux. Et si le plus important n’était pas l’autonomie justement, mais le vivre ensemble ?
Demos Kratos est une chaîne YouTube qui cherche – au travers de divers reportages – à construire une nouvelle écologie politique débarrassée des systèmes de domination et résiliente face aux effondrements que notre société subit déjà et subira bientôt.

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur Julien Malara

14h45 – Démesure urbaine, modes de vie métropolitains et crises écologiques : nous sommes tou.te.s des pangolins !
Guillaume FABUREL

Le développement et la diffusion de l’épidémie l’ont révélé de manière exceptionnelle : les espaces très densément peuplés, fortement inter-reliés, ont été foyers premiers de la pandémie. En ce sens, la crise sanitaire est une manifestation première des effets écologiques du productivisme urbain et des modes de vie métropolitains. Seules en fait les petites unités de vie permettent de faire résilience et ce par la limitation des besoins et la mesure de l’autonomie, dans le respect du vivant. Nombre d’alternatives écologiques en montrent déjà l’existence. Loin des surdensités urbaines, et des Métropoles comme têtes de gondole, il existe un désir non moins grandissant de décroissance voire de désurbanisation.

Guillaume FABUREL, professeur en géographie, urbanisme et science politique à l’université Lyon 2 ; membre fondateur du Réseau français des territorialistes, auteur de « Les métropoles barbares » et de « Pour en finir avec les grandes villes. Manifeste pour une société écologique post-urbaine », parus au Passager clandestin.

16h30 – Table ronde : Alternatives socio-écologiques dans les grandes périphéries rurales : le monde d’après est déjà là, et bien là !
La pandémie a révélé des désirs affirmés au sein de plusieurs groupes sociaux pour d’autres formes de vie, écologiquement excentrées des grands pôles urbains. Les espaces plus ouverts, ceux des campagnes, offriraient d’autres possibilités pour le ménagement et le ralentissement, pour le soin de la terre et la réhabilitation de certains savoir-faire. En quoi ces initiatives représentent-elles le monde d’après déjà là, et quelles sont, malgré tout, les vigilances à avoir face à l’engouement pour le débranchement urbain et l’installation dans des espaces de faible densité ?

Marcel LE PENNEC, ancien maire de Moëlan-sur-Mer
Baptiste de la ZAD Notre-Dame-des-Landes
Amandine QUIN, Association Label Vers (Beaucet-Vaucluse)

18h15 – Table ronde – Vers une décroissance urbaine ? De la désobéissance civile à la désobéissance fertile
Les grandes évolutions urbaines des quarante dernières années ont conduit à une dégradation rapide des conditions et cadres de vie dans les grandes villes. Au nom de l’écologie radicale ou sociale, populaire ou politique, des mobilisations y ont progressivement vu le jour, et ce dans nombre de pays, parfois en écho à des luttes passées. Ne conviendrait-il pas de troquer luttes urbaines et illégalismes contre une désobéissance fertile pour d’autres formes de vie, loin des grands foyers de la mondialité urbaine ? 

Tomjo de la Friche Saint Sauveur (Lille), auteur de « L’enfer vert » 
Maële, ex-militante urbaine, écologie radicale et féminisme libertaire
Collectif du Quartier des Lentillères, (Dijon) 
Julien MALARA de Demos Kratos

20h – Grands enseignements de la journée et retour sur les États généraux pour une Société écologique post-urbaine (2021)
Interventions de Guillaume FABUREL, professeur en géographie, urbanisme et science politique à l’université Lyon 2, UMR Triangle ; membre fondateur du Réseau français des territorialistes, auteur de « Les métropoles barbares » et de « Pour en finir avec les grandes villes. Manifeste pour une société écologique post-urbaine », paru au Passager clandestin et Benoit MONANGE, de la Fondation de l’Ecologie politique

Samedi 13 novembre : Se réinventer en sobriété

La question du futur de l’humanité se pose désormais. Si nous laissons filer le réchauffement, à son échelle de temps, la planète s’en remettra sûrement, mais probablement sans nous, sans le monde vivant tel que nous le connaissons. Certains ont heureusement pris la mesure de ces problèmes et proposent des voies différentes : des sociétés plus sobres, plus résilientes, plus solidaires et conviviales. Cette journée donnera la parole aux acteurs qui proposent de façonner le monde de demain sur des notions de réelle pérennité.

11h – Que crève le capitalisme : ce sera lui ou nous Hervé KEMPF annulée et remplacée par : La vaccination anti-covid à la loupe par CHRISTIAN VELOT

 

15h – Table ronde – Parole aux jeunes du Collectif « Pour un réveil écologique » 
Cyril, Antoine et Clothilde font partie du Collectif « Pour un réveil écologique » à l’origine du Manifeste éponyme sorti en septembre 2018 et signé par 32 000 étudiants en France et en Europe. Dans ce texte ils font le constat de la crise écologique en cours et s’engagent à agir pour l’enrayer, à remettre en question leur zone de confort pour que la société change profondément, notamment à travers le choix de leur emploi ou leur habitude de vie. Depuis un an et demi, ils rencontrent régulièrement des décideurs économiques et politiques pour porter le message du Réveil écologique. Ils se mobilisent également pour réveiller le monde de l’enseignement supérieur pour que les formations prennent en compte les limites planétaires et que les établissements forment l’ensemble des étudiants à la transition écologique. 

Léa FALCO, étudiante à SciencesPo
Carla MONZALI, étudiante à la Skema Business School
Antoine MANTEAUX, étudiant à Polytechnique

17h – Table ronde – Le Grand Paris après l’effondrement. Pistes pour une Ile-de-France biorégionale
Avant même d’avoir vu le jour, les projections d’une ville numérisée, hyper connectée, avec voitures électriques autonomes, appartements et immeubles communicants produisant énergie et nourriture, etc. sont caduques, fruits de politiques « hors-sol ». Car les terres rares et les métaux utiles au déploiement de ces technologies sont déjà surexploités et leurs stocks limités à court terme. Forts de ces enseignements et se fondant sur des scénarii plus objectifs de raréfaction des ressources, les membres de l’Institut Momentum réfléchissent, eux, à une transition post-pétrolière, post-nucléaire et post-carbonique. Ils s’attachent à complètement redessiner et repenser les infrastructures de la société mais aussi à œuvrer à un nouvel imaginaire social. Ils partageront avec nous leur vision prospective du Grand Paris, selon la notion de « Bioregion » qu’ils ont conceptualisée.

Agnès SINAÏ, fondatrice de l’Institut Momentum, journaliste, et auteure de plusieurs livres, dont « Sauver la Terre », co-écrit avec Yves Cochet. Enseigne à Sciences Po Paris où elle a initié, en 2010, un cours sur les politiques de décroissance 
Benoit THEVARD, ingénieur de l’école des Mines en Génie énergétique, administrateur de l’Institut Momentum et de l’association Virage Énergie Centre-Val de Loire 
Alice 
LEROY du projet CARMA (Coopération pour une Ambition agricole Rurale et Métropolitaine d’Avenir)

Dimanche 14 novembre : La grande leçon des petites choses

Notre mode de développement ne laisse plus guère de place au végétal, au minéral, au sauvage, à l’empirisme, à la nature à laquelle nous appartenons pourtant. Cette journée sera l’occasion de réhabiliter certaines connaissances et savoir-faire, souvent ancestraux, aujourd’hui décriés non parce qu’ils sont inefficaces, mais parce qu’ils échappent aux logiques mortifères du monde actuel. Cette journée a pour objectif de questionner profondément notre lien à la Terre.

11h – Film : Cueilleurs en résistance de Julien DESPRES (65’)
On observe aujourd’hui un intérêt accru du public pour les plantes médicinales. La traçabilité de la filière est pourtant assez obscure. Le manque d’encadrement combiné à la logique de marché conduit à une gestion anarchique des ressources sauvages. Dans le même temps la principale menace qui pèse sur les plantes médicinales est le manque de vision globale d’une agriculture au sein de son écosystème. Le chemin vers une cohabitation entre l’homme et la nature est certainement difficile, mais des solutions existent.

15h – Table ronde – Depuis quand et pourquoi devrait-on craindre les médecines naturelles ?
Alors qu’elles connaissent un succès croissant auprès du public, les médecines naturelles – dont l’homéopathie, la phytothérapie et la naturopathie – sont régulièrement dénigrées. Hippocrate, père de la médecine, passerait-il de nos jours pour un charlatan, qui ne disposait pas des moyens allopathiques pour soigner ses patients ? Comme si seul l’usage des molécules de synthèse dans le soin aux plantes, aux animaux ou aux humains était la panacée ! Cette médecine-là est pourtant loin d’être inoffensive. En ce sens, les médecines naturelles représentent des alternatives efficaces dans bien des domaines, elles sont notamment irremplaçables dans la pratique de la Bio, qui ne tolère aucun poison. Alors qu’on en a tant besoin pour assainir les organismes vivants et la planète, pourquoi les méthodes naturelles génèrent-elles autant d’offensives ?

Philippe LABRE, docteur vétérinaire, conseil et formateur en santé naturelle, auteur de « Les pieds sur Terre, retrouver le bon sens ou disparaître », un livre préfacé par Pierre Rabhi

17h30 – Lettre à la Terre
Geneviève AZAM

L’économiste altermondialiste Geneviève Azam ne se résout pas à se laisser accabler par les désastres écologiques que le mirage du capitalisme vert ne manquera pas d’aggraver. Pour conjurer ce destin qui pourrait même aboutir à un monde « sans nous », elle a écrit une lettre à la Terre. Elle nous parlera de cette étrange correspondance, sensible et vivante, avec la Terre-mère, la Terre-mémoire, blessée. Elle évoquera cette présence à la fois bienfaisante et menaçante, irréductible. Nous reviendrons sur nos attachements réciproques, nos histoires communes et les lueurs d’un soulèvement éthique et politique pour défendre son altérité et les mondes qu’elle abrite…

Geneviève AZAM, économiste, militante écologiste et altermondialiste au sein de l’organisation Attac France, auteure de nombreux ouvrages dont « Lettre à la Terre » et « Osons rester humain. Les Impasses de la toute-puissance »

 

 

 

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