L’espace conférences et ciné-conférences est situé au niveau du Pavillon d’entrée.
Les conférences sont gratuites. Pas d’inscriptions. Pensez à vous rendre à votre conférence en avance car les places sont limitées. 

 

Programme du samedi 5 novembre 2022
Programme du dimanche 6 novembre 2022
Programme du lundi 7 novembre 2022
Programme du mardi 8 novembre 2022
Programme du mercredi 9 novembre 2022
Programme du jeudi 10 novembre 2022
Programme du vendredi 11 novembre 2022
Programme du samedi 12 novembre 2022
Programme du dimanche 13 novembre 2022

 

Samedi 5 novembre 2022 : Résistance citoyenne : continuer ou arrêter ?

En partenariat avec Sans Transition! le média engagé du local au global

Est ce que la France serait une terre de résistance ? Mai 68, le Larzac, les mobilisations lycéennes (Devaquet, …), les moults réformes de la retraite plus récemment les Gilets Jaunes, les Marches pour le Climat des jeunes, Europacity, la fronde des communes antipesticides, la Convention Citoyenne pour le Climat, … Les manifestations font partie du paysage culturel français et pourtant les causes défendues ne semblent pas progresser au rythme souhaité. Alors quelles solutions nous restent ils pour nous faire entendre nos voix ? Devons nous continuer à sortir dans la rue, à nous enchaîner aux roues des avions sur les pistes de Roissy, à signer des pétitions ? Quelles autres voies s’ouvrent aux citoyens qui ont à coeur d’être entendus ?

11h00 – Film « Irréductibles » d’Olivier Dubuquoy (50’)
Echange en présence du réalisateur à l’issue de la projection

les irreductibles

 

Partout en France, des femmes et des hommes s’engagent avec courage pour une certaine idée du territoire, de l’avenir et de la vie. Alors que rien ne les destinait à la lutte, ils et elles sont passés de l’indignation à l’action et ont gagné des batailles écologiques qui semblaient perdues d’avance. Blocage de centrale nucléaire, sabotage pour mettre fin à des pollutions en mer, ZAD pour protéger la forêt … Ce film dessine les portraits émouvants d’une résistance citoyenne qui porte ses fruits.  Une histoire de luttes écologistes victorieuses aux quatre coins de la France, qui soulève des questionnement sur l’engagement et l’action collective.

 

 

14h30 – Table ronde « Manières de résistance citoyenne »

Climat, biodiversité, cultures et liens sociaux : autant de raisons pour préserver les biotopes dans lesquels nous vivons. Habiter nos territoires revêt plusieurs significations : maintenir des écosystèmes naturels, inventer des manières autonomes de se nourrir et de se loger mais aussi incarner une forme de résistance à l’industrialisation de tout ce qui nous entoure.

Modération par Françoise Vernet

  • Alain PERSUY, écologie et forestier de métier, grand connaisseur et passionné des forêts, impliqué dans de nombreuses ONG, auteur de « Sauvez les forêts! Petit manuel de résistance citoyenne», éditions Double Ponctuation.
  • Clara BRETEAU, maîtresse de conférences en arts et écologies à l’Université de Paris 8, autrice de « Les vies autonomes, une enquête poétique», éditions Actes Sud.

16h30 – Table ronde « Comment devons nous nous mobiliser pour résister ? »

Les causes qui méritent que nous nous mobilisons sont nombreuses et prioritaires dans un monde qui se dégrade et où il fait de moins en moins bon où vivre. Militer, manifester, s’engager, résister, crier, signer : autant d’actions que les participants à cette table ronde ont traversé sans forcément atteindre le but recherché à savoir faire changer les lois, les règles, les comportements, les visions des uns et des autres. Cependant, ils restent mobilisés et engagés : mais quel est leur secret ? Qu’ont ils à nous dire pour que nous aussi nous continuions à y croire et à donner du temps dans l’espoir que nous habitions cette planète de manière plus consciente et plus respectueuse de toutes les vies, humaines et non-humaines.

Modération par Julien Dézécot, directeur du magazine Sans Transition

  • Alessandro PIGNOCCHI, ancien chercheur en sciences cognitives et philosophie, auteur du blog Puntish et de bandes dessinées (Petit traité d‘écologie sauvage, 2017, éditions  Steinkis, …), co auteur avec Philippe Descola de « Ethnographies des mondes à venir », éditions du Seuil.
  • Maxime OLLIVIER (Maxime de l’Ambiance sur Fb), membre de Pour un réveil écologique, engagé dans Extinction Rebellion, Youth for Climate, Alternatiba, Action Non-Violente COP21, le collectif La Rage de Vivre et co auteur du deuxième cahier militant « Basculons ! dans un monde vi(v)able», éditions Actes Sud.
  • Magali PAYEN, Présidente de MP Productions, Youtubeuse, initiatrice du mouvement #onestprêt fondatrice d’Imagine 2050.

Olivier DUBUQUOY, réalisateur, géographe et militant écologiste, connu pour ses actions en faveur de la défense de l’Océan et du Climat. Auteur du documentaire Irréductible.

Dimanche 6 novembre 2022 : Pandémie et biodiversité : comprendre les enjeux

Depuis une trentaine d’années, nous constatons l’explosion des maladies infectieuses un peu partout dans le monde. Alors que l’OMS en comptait une tous les quinze ans jusqu’en 1970, le rythme se situe aujourd’hui entre une et cinq émergences par an. À 70%, il s’agit de zoonoses, c’est-à-dire des maladies présentes chez les animaux avant de se transmettre et de se développer chez les humains. Quels liens existent entre ces pandémies et le déclin de la biodiversité ?

11h30 – Film «  La Fabrique des pandémies » de Marie-Monique Robin (100’)

ciné-conférences la fabrique des pandémiesQuelles sont les zones à risque où pourrait émerger une maladie contagieuse et totalement inconnue ? C’est la question que l’OMS posait en 2018 à la communauté scientifique, en fournissant une liste de cinq maladies virales apparues récemment, comme Ebola, Zika ou Nipah. À la tête d’une équipe pluridisciplinaire basée en Guyane, le chercheur Rodolphe Gozlan (IRD) a identifié les « facteurs récurrents de ces émergences » : la déforestation, des extrêmes climatiques, ou l’urbanisation. Puis, il a fait « mouliner toutes ces données à l’échelle mondiale ». Deux « zones à risque » se sont clairement dessinées : la région de Wuhan en Chine, et le sud de l’Ouganda. L’étude a été bouclée en septembre 2019 , deux mois avant le premier cas de COVID 19 détecté à… Wuhan. Ce n’est pas de la divination, mais de la science ! Cette science porte un nom : l’écologie de la santé, qui fait converger des disciplines comme la parasitologie, la virologie, la médecine humaine et animale, ou l’anthropologie, dans le but de comprendre l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. Quels sont les mécanismes à l’œuvre ? C’est à cette question que « La fabrique des pandémies » répond, en donnant la parole à une douzaine de scientifiques, qui nous mettent en garde : si nous continuons de détruire les écosystèmes, nous connaîtrons « une ère d’épidémie de pandémies », pour reprendre les mots du parasitologue Serge Morand (CNRS), l’un des pionniers français de l’écologie de la santé.

14h30 – Table ronde « Préserver la biodiversité : il faut repenser notre relation au vivant »

Après ces deux années de crise sanitaire, on se demande pourquoi préserver la biodiversité reste le meilleur contrepoison à l’expansion des pandémies, qui risquent de se multiplier si nous n’agissons pas suffisamment vite au cours de cette décennie cruciale. Comme le rappelle Marie-Monique Robin dans son livre et dans son film, de nombreux scientifiques alertent sur le fait que la destruction de la biodiversité contribue à l’émergence de maladies infectieuses comme la Covid-19. Vous comprendrez, par exemple, pourquoi les orpailleurs en Guyane contribuent à l’émergence de maladies infectieuses.

Modération par Françoise Vernet

  • Marie-Monique ROBIN, journaliste et ré Née en 1960 dans une ferme du Poitou. Après des études en Allemagne, elle est diplômée du Centre Universitaire d’Enseignement du Journalisme (CUEJ). Elle débute sa carrière à l’agence Capa pour qui elle réalise de nombreux documentaires d’investigation. En 2011, elle monte avec ses proches une maison de production citoyenne. En 38 ans, Marie-Monique a réalisé plus de 200 reportages et documentaires. Une douzaine d’entre eux sont associés à des livres. Lauréate d’une trentaine de prix internationaux, elle reçoit le prix Albert-Londres en 1995, puis en 2009 le prix Rachel Carson en Norvège. En 2016, elle reçoit de la SCAM le prix Christophe de Ponfilly pour l’ensemble de son œuvre. Autrice de « La Fabrique des pandémies, préserver la biodiversité, un impératif pour la santé planétaire« , éditions La Découverte.
  • Laurent TILLON, chiroptérologue, responsable biodiversité de l’Office national des forêts (ONF), en charge des inventaires faunistiques, notamment des mammifères (en particulier les chauves-souris, dont il est un grand spécialiste) et des batraciens. Il vit au coeur de la forêt de Rambouillet, il est l’auteur de « Et si on écoutait la nature ?», éditions Payot et « Etre un chêne », éditions Actes Sud.

16h30 – Pandémies, une production industrielle – Lucile LECLAIR

L’élevage industriel est devenu une source majeure des pandémies. Sous son règne, toute nouvelle souche virulente trouve maintenant des conditions écologiques optimales pour se répandre à travers la planète. Mais au lieu d’attaquer le problème à sa source en réduisant l’industrie de l’élevage, les États ajoutent du grain au moulin à microbes : la « biosécurité » ne met ni les animaux ni les humains hors de danger, mais accroît au contraire les menaces en renforçant encore l’industrialisation de l’élevage. Les criminels sont récompensés ! Le système sert les intérêts des multinationales au détriment des petits producteurs et paysans – et de notre santé.

Lucile Leclair a mené une enquête rigoureuse et riche d’informations nouvelles révèlent les dangers sanitaires que fait peser sur la société la viande industrielle. Elle montre aussi que des solutions existent, qui supposent une politique agricole différente, et une modification de nos habitudes alimentaires.

Lucile Leclair est journaliste à La Voix du Nord et enseigne à l’École supérieure de journalisme (ESJ) à Lille. Aux éditions du Seuil, elle a co-écrit avec Gaspard d’Allens Les Néo-Paysans, éditions du Seuil; elle est l’autrice de « Pandémies, une production industrielle » et « Hold up sur la terre ».


Lundi 7 novembre 2022 :
Le nucléaire, une solution pour le climat ?

En partenariat avec Reporterre, le quotidien de l’écologie

La flambée des prix de l’électricité et du cours du gaz est la réalité dans laquelle nous vivons depuis quelques semaines. Elle impacte les ménages mais également les entreprises, les collectivités, … La France a fait le choix depuis longtemps du nucléaire. Nos politiques soutiennent que le maintien de ce choix dans notre mix énergétique serait LA solution pour continuer à diminuer nos gaz à effet de serre. Mais à quel prix ? Comment satisfaire nos besoins énergétiques et opérer la transition énergétique indispensable ?

11h30 – Film « Plogoff des pierres contre des fusils » de Nicole et Félix Le Garrec (112’)

ciné-conférences Plogoff

 

Plogoff, février 1980. Toute une population refuse l’installation d’une centrale nucléaire à deux pas de la Pointe du Raz, en Bretagne. Six semaines de luttes quotidiennes menées par les femmes, les enfants, les pêcheurs, les paysans de cette terre finistérienne, désireux de conserver leur âme. Six semaines de drames et de joies, de violences et de tendresse : le témoignage d’une lutte devenue historique. Venus d’abord en voisins, Nicole et Félix Le Garrec ont tout de suite la conviction d’assister à des événements exceptionnels et de la nécessité d’en témoigner. Ils hypothèquent leur maison pour qu’une banque leur accorde un prêt, et s’installent à Plogoff, chez l’habitant, pendant toute la durée des événements.

Préparé dans l’urgence, réalisé sur le vif, le film témoigne de six semaines d’une lutte devenue historique. Une lutte initiée par des habitants attachés à ce territoire depuis plusieurs générations, les femmes en tête.« Ce qui me tenait à cœur, explique Nicole Le Garrec, c’était de montrer comment des gens ordinaires, habitués à ne pas remettre en cause l’ordre établi, pouvaient opter pour une position si radicale. »

14h30 – Table ronde « Le nucléaire, une solution pour le climat ? »

 En France, le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre est celui des transports (31% en 2020), suivi par celui de l’agriculture (19% en 2020), le quatrième secteur est celui de l’industrie de l’énergie (10 % en 2020).

Les eurodéputés ont validé le 6 juillet le projet de labellisation verte pour les centrales nucléaires et à gaz, deux sources d’énergie considérées par Bruxelles comme nécessaire pour réduire les gaz à effet de serre. Les investissements qui mobilisent les technologies les plus avancées sont qualifiés de « durables ».

Face à l’urgence climatique, l’énergie nucléaire semble une « solution » puisqu’il s’agit d’une énergie dite « décarbonée ». L’énergie nucléaire émet très peu de CO2 (l’un des gaz responsables des dérèglements climatiques), mais ce n’est pas pour autant une énergie propre. En effet, la production d’électricité d’origine nucléaire génère des quantités démesurées de déchets : chaque année, 23 000 m3 de déchets nucléaires sont produits. Une partie de ces déchets sont hautement radioactifs et le resteront pendant plusieurs milliers d’années.

Dans le contexte actuel d’inflation des énergies fossiles et de croissance de la demande, pour lutter efficacement contre le changement climatique et réduire nos émissions de gaz à effet de serre, serait ce de plus d’énergies renouvelables dont la France aurait besoin? Entre le prix du maintien du parc nucléaire français et le coût des alternatives renouvelables, quel choix opérer ? Le renouvelable peut il satisfaire à nos besoins ? Comment aller vers plus de sobriété énergétique ?

Modération par Françoise Vernet

  • Michèle RIVASI, eurodéputée depuis 2009, co-fondatrice et première présidente de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) en 1986, une association et un laboratoire indépendant sur La radioactivité créée après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Elle a été députée de la Drôme de 1997 à 2002, puis vice-présidente du conseil général de la Drôme et adjointe au maire de Valence de 2008 à
  • Valérie FAUDON, Déléguée Générale de la Société Française d’Energie Nucléaire (SFEN) et Vice-Présidente de l’European Nuclear Society (ENS). Elle est enseignante à Sciences-Po dans le cadre de la Public School of International Affairs. Elle a été Directrice Marketing d’AREVA de 2009 à 2012, après avoir occupé différentes fonctions de direction chez HP puis Alcatel-Lucent, aux Etats-Unis et en France. Valérie est diplômée de l’Ecole Polytechnique, de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, et de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Elle est aussi titulaire d’un Master of Science de l’Université de Stanford en Californie.
  • Maxence CORDIEZ, ingénieur, diplômé de l’Ecole nationale supérieure de chimie de Paris, Chimie ParisTech, et membre du comité des experts du site Connaissance des é Il est l’auteur de « Energies, fake or not ? Construire notre avenir et décarbonater notre énergie sans fake news», éditions Tana
  • Yves MARIGNAC, membre depuis 1996 et directeur de 2003 à 2019 du service d’études et d’information sur l’énergie WISE-Paris, membre en 2012-2013 du Secrétariat Général du « Débat national sur la transition énergétique », membre depuis 2014 des Groupes permanents d’experts de l’Autorité de sûreté nucléaire, et lauréat en 2012 du Nuclear Free Future Award pour sa contribution au scénario négaWatt, et depuis 2020 chef du Pôle énergies nucléaire et fossiles de l’Institut négaWatt

16h30 – Le nucléaire nest pas bon pour le climat Hervé KEMPF

Depuis des semestres, le lobby nucléaire, relayé par un feu roulant sur les réseaux sociaux et sans hésiter à mentir, a remis l’énergie nucléaire en selle, sous une idée simple : « Le nucléaire ne produit pas de CO2 ». Cette assertion ne peut fonder une politique de lutte contre le réchauffement climatique. Car les nucléaristes évacuent toutes les vérités qui dérangent : la possibilité constante d’un accident dévastateur, des déchets radioactifs dont on ne sait que faire, une économie nucléaire vacillante, des coûts en hausse constante, l’incapacité à agir rapidement alors que la situation appelle une réponse urgente. En fait, l’énergie nucléaire permet de conserver les choses comme elles sont – gaspillage matériel et énergétique, désastre écologique, inégalités énormes – et c’est pourquoi elle est soutenue par les partis de droites et autoritaires. S’y ajoute en France une singulière cécité : partout dans le monde, les États misent massivement sur le renouvelable. Relancer le nucléaire serait enfoncer le pays dans une impasse. Les priorités pour le climat, ce sont les économies d’énergie et les énergies renouvelables.

Hervé Kempf est directeur de la rédaction de Reporterre. Il vient de publier « Le nucléaire n’est pas bon pour le climat », éditions du Seuil.

Mardi 8 novembre 2022 : Lagriculture de demain sera paysanne et/ou numérique ?

Dans 10 ans, la population agricole devrait être passée de 380 000 à 200 000 personnes. Notre autonomie alimentaire varie entre moins de 1 jour et 4 jours en fonction des territoires. Nous ne produisons pas ce dont nous avons besoin à l’endroit où nous en avons besoin : un choix de spécialisation par région a été fait à moment donné. Cette agriculture aujourd’hui nous coûte trop cher : en intrants (les prix ont explosé avec la crise en Ukraine), en matériel (dont l’endettement a épuisé la majorité des agriculteurs), en chômage (ce secteur n’embauche plus), en paysages dénaturés, … Sans compter le changement climatique dont nous voyons les effets sans précédent depuis quelques années : sècheresses, incendies, inondations, … Si nous voulons continuer à manger, quels choix devons nous opérer pour que des personnes fassent le choix de s’installer ou de continuer leur activité, sans détruire la planète ni les humains qui la pratiquent.

 

11h30 – Film « Agriculteurs 3.0 » d’Etienne Crépin et Frédéric Schneider (52’)

Agriculteurs 3.0Drones, GPS connectés et robots de traite sont les nouveaux outils d’une génération d’agriculteurs 3.0. Cette révolution numérique est-elle un miracle ou un mirage ?

Confrontés à ce dilemme, certains paysans font le choix coûteux de s’équiper, tandis que d’autres s’organisent pour créer des réseaux de distribution et d’entraide ou fabriquer des machines sous licence open source. Autant de bouleversements des pratiques, des modèles de production et du rapport des agriculteurs à leur métier.

 

 

14h30 – Table ronde « Lagriculture de demain sera paysanne et/ou numérique? »

Le gouvernement l’assure : la numérisation de l’agriculture, c’est l’avenir. Robots et applications la rendraient plus économe en eau, en pesticides, plus résistante au changement climatique… Comme les phytosanitaires en leur temps ont été promus auprès de la population agricole, robots, capteurs connectés et autres applications mobiles sont aujourd’hui les solutions mises en avant par l’industrie. Or ils ne font pas l’unanimité auprès des agriculteurs qui, déjà fortement endettés, sont en droit de se questionner sur l’évolution de leurs pratiques. Mais auront ils le choix ? Et quelles conséquences auraient ces choix pour nous, la société civile ? Souhaitons nous des paysans dans nos champs, à remettre de la vie dans nos sols, et embellir nos paysages en replantant les haies si nécessaires à leurs pratiques ? Autant de questions à se poser à l’époque où les effets des changements climatiques sont si visibles et où notre résilience alimentaire est si fragile.

 Modération par Françoise Vernet

  • Marc DUFUMIER, ingénieur agronome, docteur en géographie et professeur honoraire d’agriculture comparée à AgroParisTech, président de Commerce équitable France. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Lagréocologie peut nous sauver, éditions Actes Sud.
  • Pascal THOMAS, ingénieur en génie logiciel, président chez Futura Gaïa Technologies,
  • Henri BIES-PÉRÉ, exploitant agricole, vice président numérique à la FNSEA et membre du CESE
  • Manon CASTAGNÉ (sous réserve), chargée de campagne agriculture à l’association Les amis de la terre

16h30 – Reprendre la terre aux machines

Le temps joue pour nous : les AMAP, la Bio et les circuits courts apparaissent de plus en plus dans les médias comme dans nos assiettes – l’opinion publique est acquise. Si chaque consommateur change ses habitudes alimentaires, si chaque agriculteur se forme à l’agroécologie, alors la victoire est au bout de la fourchette. Ceci est une fable !

L’appel à la responsabilité individuelle, ce « chacun doit faire sa part », ne mettra jamais fin au modèle alimentaire industriel et marchand. Celui-ci est une machine à produire artificiellement au moindre coût, une machine à confisquer les savoirs et savoir-faire, à enrichir les industries technologiques, à déshumaniser.

Il est temps d’échapper à notre enfermement dans les niches d’un marché alimentaire réservé aux classes aisées et de reprendre entièrement la terre aux machines. Ce manifeste propose de sérieuses pistes de rupture.

L’Atelier Paysan accompagne la conception et le colportage des technologies paysannes. Les auteurs, paysans, syndicalistes et militants, sociétaires de la coopérative, font le constat que les alternatives paysannes, aussi incroyablement riches soient-elles, s’avèrent totalement inoffensives face au complexe agro-industriel, plus prédateur que jamais.


Mercredi 9 novembre 2022 :
Au nom de l’écologie…

11h00 Film La finance lave plus vert, de Romain Girard et Matteo Born 2022 – 52’

ciné-conférences La finance lave plus vertSuivi d’une table ronde avec Aurélien BERLAN, docteur en philosophie, membre d’Atécopol et codirecteur de Greenwashing, manuel pour dépolluer le débat public et Lucie PINSON, fondatrice de l’ONG Reclaim Finance.

 

14h30 Conférence : Les mirages de la croissance verte

Hélène TORDJMAN, économiste, maîtresse de conférences-HDR à l’université Sorbonne Paris-Nord et membre du Centre de recherche en économie de Paris Nord, auteure du livre La croissance verte contre la nature.

16h30 Table ronde Serre tropicale, agrocampus et méthaniseurs, zoom sur trois projets « verts ».

Didier HARPAGÈS, ancien professeur d’économie et collaborateur de Reporterre.
Véronique MARCHESSEAU, secrétaire nationale de la Confédération Paysanne.
Daniel CHATEIGNER, professeur de physique à l’université de Caen, coordinateur du collectif national indépendant « méthanisation raisonnable ».

 

Jeudi 10 novembre 2022 : Territoires en luttes

11h00 Film Composer les mondes, par Eliza Levy 70’

ciné-conférences composer les mondes

Suivi d’une table ronde avec les Soulèvements de la terre.

14h30 Table ronde Face aux mégabassines, de nouveaux espaces à défendre

Florence HABETS, directrice de recherche au CNRS, hydroclimatologue
Julien LEGUET, porte-parole du Collectif Bassines Non Merci
Clémence ANNO, chercheuse sur les questions de mobilisations

16h30 Table ronde Bure, la lutte continue !

Angélique HUGUIN, militante anti-nucléaire
Olivier GUCKERT, élu de Commercy opposé au projet Cigéo Collectif maraîcher Les Semeuses (sous réserve).


Vendredi 11 novembre 2022 :
L’eau, une ressource mille enjeux

11h00 Film  À sec, la grande soif des multinationales 52’ de Robert Schmidt & Alexander Abdelilah

Suivi d’une conférence « Eau, conflits d’usage et politiques publiques ? »
Marc LAIMÉ, consultant en eaux et assainissement pour les collectivités locales.

14h30 Table ronde  L’eau en Méditerranée, source de conflits ou de coopération ?

Marc LAIMÉ, Julie TROTTIER, directrice de recherches au CNRS, enseignante Sciences Critical Political Ecology of Water à Sciences Politiques Paris.
Jean-Paul BRAVARD, professeur de géographie émérite Université de Lyon, spécialiste du bassin du Rhône-Méditerranée.

16h30 Table ronde Eau et enjeux climatiques : quelles productions agricoles en temps de sécheresse ?

Benoît BITEAU, agronome et député européen EELV (programmation en cours)

18h30 Table ronde Entre terre et mer, intimes pollutions

Pierre MOLLO, biologiste, enseignant et chercheur, spécialisé dans l’étude du plancton marin, auteur de L’enjeu du plancton et Manuel du plancton.
Jean-François PÉRIGNÉ, mytiliculteur et ancien membre du bureau national de la Confédération Paysanne.
Jean-Yves PIRIOU, chercheur retraité d’Ifremer, copilote de la commission Littoral d’Eau et Rivières de Bretagne.

 
Samedi 12 novembre 2022 : Quelle sécurité alimentaire pour demain ?

 11h00 Film  La part des autres, de Jean-Baptiste Delpias et Olivier Payage 55’

ciné-conférences la part des autresSuivi d’une table ronde « De quelle sécurité alimentaire dispose-t-on ? »

Avec Stéphane LINOU, Auditeur de l’Institut des Hautes Études de Défense nationale, conseiller en développement local et en gestion des risques, formateur à l’Institut Supérieur des élus, auteur de Résilience alimentaire et sécurité nationale: oser le sujet et le lier à celui de l’effondrement.

14h30 Comment assurer une alimentation pour tous face aux enjeux écologiques et sociaux ?

Jean-Claude BALBOT, membre du Collectif national pour une sécurité sociale de l’alimentation, sociétaire de l’Atelier Paysan et adhérent du Réseau Civam
Sarah COHEN, agronome, co-présidente d’Ingénieurs sans Frontières – Agrista, membre du collectif pour une sécurité sociale de l’alimentation et à l’initiative d’une caisse d’alimentation à Toulouse.
Pauline SHERER, chercheuse au LEIRIS et Eric GAILLARD, association Au Maquis (sous réserve)

16h30 Relocaliser les alimentations, une urgence !

Solange DEMARCQ, maire de la commune de Biriatou et déléguée à la communauté d’agglomération Pays basque à la biodiversité, aux espaces naturels et aux risques.
Thomas GALLAND, chargé de projet à la Maison Paysanne de l’Aude
Ben CRAMER, polémologue, expert en sécurité environnementale.


Dimanche 13 novembre 2022 :
Hymne au vivant

11h00 Film  « L’appel aux arbres » de Steven Artels 26’

Suivi d’une conférence Les arbres : nos alliés pour s’émerveiller, comprendre et agir avec Ernst ZÜRCHER, ingénieur forestier, docteur en sciences naturelles, professeur émérite et chercheur en sciences du bois, auteur de Les Arbres, entre visible et invisible, À l’écoute de la forêt et Planter un arbre et créer une forêt

14h30 Table ronde Insectes, qu’ont-ils à nous apprendre ?

Avec Vincent ALBOUY, entomologiste, ancien président de l’Office pour les insectes et leur environnement, auteur de L’art d’être amoureux chez les animaux et de Pollinisation, le génie de la nature et Stéphanie DUBOIS, coordinatrice de l’association Insectes et Nature.

16h30 Table ronde Renouer avec le Sauvage, qu’attendons-nous ?

Gilbert COCHET, naturaliste, professeur agrégé de Sciences de la vie et de la Terre, président de l’association Forêts sauvages.
Béatrice KREMER-COCHET, professeur agrégé de Sciences de la vie et de la Terre, vice-présidente de l’association Forêts sauvages. Coauteurs de L’Europe réensauvagée.
Anne-Sophie NOVEL, journaliste et auteure spécialisée dans l’écologie auteure de L’enquête sauvage.

 


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