Protégeons nos espaces naturels et agricoles

La France est considérée comme le grenier de l’Europe depuis des décennies. On pourrait penser qu’elle n’a aucun souci à se faire en matière d’autonomie alimentaire. Pourtant, le débat était au cœur des semaines de confinement alors que certains rayons de supermarchés vidés pouvaient laisser croire à une pénurie. Nous avons de grands atouts mais il s’agit avant tout de prendre soin de notre principal outil de production, notre « or marron », la terre. 

Une terre en voie de disparition…

Et le béton grignote, grignote…

En se promenant sur les départementales et nationales ou sur l’autoroute des vacances, vous voyez de nombreux champs à perte de vue. Ils produisent en profusion et nous placent comme des champions notamment pour les céréales, le vin, les pommes de terre…Mais pourtant, année après année, notre potentiel s’érode et pire encore, les terres cultivables disparaissent.
Gagnée par une urbanisation folle et parfois injustifiée, la France à perdu 2,5 millions d’hectares de terres agricoles en 50 ans (de 1960 à 2010). Rien qu’en Ile de France, les 2/3 des surfaces cultivées ont été absorbées et ce sont toujours 2 000 hectares qui disparaissent tous les ans. On a vu mieux en matière de résilience locale…

Une destruction d’espaces naturels en baisse mais qui reste élevée en France

Ce bétonnage en bonne et due forme de la nature est utilisé pour la construction d’habitations à 68% et pour les zones d’activités à 25%. Zones commerciales, parkings et aéroports fleurissent tandis que ceux qui nous nourrissent perdent leurs outils de travail. C’est une des raisons qui explique la chute du nombre de paysans de 514 000 en 2008 à 448 000 en 2018 selon la Mutualité Sociale Agricole (consultez l’étude au format PDF).
Mais les conséquences ne s’arrêtent hélas pas là.

… et mal gérée

A force d’être traitée chimiquement, la terre perd en qualité

Outre faire disparaitre ces terres fertiles, les résultats sont terribles en termes de biodiversité, de gestion des eaux, de captation de carbone et donc d’autonomie alimentaire. La population augmente mais la surface cultivable diminue, cherchez l’erreur. L’autre souci vient de la mauvaise gestion et exploitation de ces terres si nourricières. A coup de normes administratives et de recherches d’économies, de nombreuses exploitations et cultures ont disparues. Trouver des cerises françaises devient compliqué car on préfère les faire venir du bout du monde. Et bien souvent, ces importations ne répondent pas aux nombreuses normes imposées à nos producteurs.
La France se retrouve ainsi à importer 20% de son alimentation, dont beaucoup de fruits et légumes. Et ce chiffre augmente tous les ans.

Nous avons la chance de disposer d’un outil formidable qui sera un avantage indispensable dans les années à venir. Il faut donc en prendre soin, gérer cette terre précieuse intelligemment en l’aménageant de façon durable. C’est aujourd’hui que demain se joue.

 

Ce thème vous intéresse? Il sera abordé lors des conférences du mercredi 10 Novembre : La terre, cette nourrice si généreuse

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