Pour clôturer l’édition 2019 de Marjolaine, les conférences du dernier jour évoquerons nos perspectives d’avenir.
L’espace Conférences est situé au niveau du Pavillon d’entrée.
Les conférences sont gratuites. Pas d’inscriptions. Pensez à vous rendre à votre conférence en avance car les places sont limitées.
LUNDI 11 NOVEMBRE : PERSPECTIVES D’AVENIR
11h30 – Film : Un lien qui nous élève d’Oliver Dickinson (88’)
Alors que l’industrialisation a surtout donné à l’élevage français la forme de porcheries-usines, de stabulations surpeuplées, voire de fermes entièrement robotisées, Laure, Nicolas, Annabelle et d’autres éleveurs choisissent une voie différente pour offrir une existence plus digne à leurs animaux, du début à la fin. Au fil d’un documentaire tendre et optimiste, nous voyons leurs efforts récompensés par le lien, riche de sens, qu’ils tissent avec leurs bêtes. Un lien qui nous élève, tous.
13h00 : Projection suivie d’un débat avec le réalisateur https://www.filmsdocumentaires.com/auteurs/315-oliver-dickinson; http://www.unlienquinouseleve-lefilm.com/Accueil.html
Jocelyne Porcher, sociologue, directrice de recherche à l’INRA sur les relations de travail entre l’humain et l’animal, auteure de nombreux articles et ouvrages sur cette problématique, dont « Cause animale, cause du capital » (éditions Le Bord de l’eau), livre plaidoyer sur la nécessité de ne plus confondre l’élevage avec l’exploitation industrielle des animaux, un amalgame qui profite aux industriels de la viande de synthèse, aux Gafam et autres promoteurs du transhumanisme.
http://www.editionsbdl.com/fr/books/cause-animale-cause-du-capital/733 ; https://jocelyneporcher.fr/interviews-de-jocelyne-porcher/
Stéphane Dinard, éleveur sous mention Nature et Progrès, président de « Quand l’abattoir vient à la ferme ».
https://www.facebook.com/collectif.abattage.a.la.ferme
https://reporterre.net/L-abattage-a-la-ferme-le-combat-d-un-eleveur-pas-comme-les-autres
Stéphanie Muzard-Biteau, paysanne, artiste et réalisatrice. Sur la Ferme écocitoyenne et conservatoire du Val de Seudre, qu’elle tient avec son compagnon Benoit Biteau, Stéphanie Muzard-Biteau revendique l’élevage comme un élément incontournable et constitutif de la vie des sols vivants.
https://fermevaldeseudre.tvlocale.fr/ferme-val-de-seudre-identi-terre/tv.html
https://www.latelierdesmuses.com/
14h30 – Table ronde : La place des citoyens dans la garantie des produits et pratiques éco-solidaires
Les Systèmes Participatifs de Garantie (SPG) constituent une alternative citoyenne à la certification par tiers, seule admise en Europe concernant l’attribution des labels, dont celui de l’agriculture biologique. À ce jour, ce sont donc des sociétés privées, agréées par l’État (Ecocert, Certipac, Qualité France, etc.), qui, après un contrôle mené sur les fermes et les entreprises biologiques, leur donnent le droit d’utiliser ou non le logo officiel. Il existe pourtant d’autres moyens de garantir la bio et les pratiques éco-solidaires, dont les citoyens et les consommateurs ne sont pas exclus, voire, auxquels ils sont incités à participer. Et si le public n’était plus seulement consommateur de labels, mais acteur et garant de ces derniers ?
Claire Dorville, doctorante en économie de la qualité (Cirad). https://umr-moisa.cirad.fr/equipes-de-recherche/pages-connexes-du-personnel/doctorants/claire-dorville

Eliane Anglaret, présidente de la fédération Nature et Progrès, association co-fondatrice, en 1976, de Marjolaine, le premier salon de la Bio en Europe. Et dont les cahiers des charges, rédigés collectivement en 1972, ont servi de base aux premiers référentiels de la Bio.https://www.natureetprogres.org
https://vimeo.com/190220936
Corinne Jaffeux, fondatrice du Domaine de la Balan, en Ardèche. Elle élabore, depuis plus de 25 ans, des produits issus de variétés anciennes de châtaigniers. Ses productions, biologiques et sous mention Nature & Progrès, sont notamment évaluées par SPG.
https://www.culinaries.fr/producteur/domaine-de-la-balan-166
17h – Le crime des pesticides
Fabrice Nicolino
Le journaliste écologiste Fabrice Nicolino vient de mettre à jour une histoire que Bayer, Monsanto ou les puissants du secteur des pesticides préfèreraient garder discrète. Les institutions, incapables de circonscrire l’empoisonnement généralisé engendré par les pratiques des lobbies industriels du secteur, ne sont guère plus empressées de voir affichées, sinon leur complicité, au moins leur totale inefficience. Le journaliste affirme et prouve qu’au temps des SDHI (Inhibiteurs de la succinate déshydrogénase), il est devenu impossible de défendre la santé des êtres vivants, qu’ils soient hommes, bêtes ou plantes. Ce puissant fongicide que personne ne connaît, est pourtant épandu partout en France. De nombreux chercheurs reconnus ont tenté de sonner l’alarme, mais celle-ci reste inaudible. Alors, Fabrice Nicolino, convaincu de l’aptitude de la société à renverser une industrie apparemment intouchable mais aux agissements délétères, nous livre le fruit de son investigation minutieuse dans les arcanes de ce système opaque. Place donc à la grande explication sur les SDHI.
Fabrice Nicolino, journaliste-écrivain à l’origine de l’Appel « Nous voulons des coquelicots », pour l’arrêt définitif des pesticides. Auteur de nombreux ouvrages sur l’écologie, on lui doit notamment « Un empoisonnement universel » et (à paraître) « Le crime est presque parfait, l’enquête choc sur les pesticides et le SDHI » aux éditions Les Liens qui Libèrent
http://nousvoulonsdescoquelicots.org/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Nicolino
