L’espace Conférences est situé au niveau du Pavillon d’entrée.
Les conférences sont gratuites. Pas d’inscriptions. Pensez à vous rendre à votre conférence en avance car les places sont limitées. 

Programme du samedi 7 novembre
Programme du dimanche 8 novembre
Programme du lundi 9 novembre
Programme du mardi 10 novembre
Programme du mercredi 11 novembre
Programme du jeudi 12 novembre
Programme du vendredi 13 novembre
Programme du samedi 14 novembre
Programme du dimanche 15 novembre

 

Samedi 7 Novembre : Les jeunes se mobilisent

Greta Thunberg et tant d’autres jeunes, conscients de l’état de notre planète, n’acceptent pas de rester les bras croisés à attendre que les choses changent. Depuis plusieurs mois, nous les avons vu défiler dans la rue pour les Marches pour le Climat, créer des associations pour agir, prendre la parole pour dénoncer, énoncer ou encore proposer, participer à la Convention Citoyenne pour le Climat. Ils sont nombreux et à l’image du colibri, ils sont en train de faire bouger les lignes. Même les plus jeunes ont leur mot à dire à l’image de cette classe de CM1 – CM2 qui crée le lobby de Poissy, qui sera à l’initiative de l’écriture de la première Déclaration européenne des droits de la planète et du vivant. Ils nous inspirent et nous donnent envie d’être à leurs côtés, de les soutenir et de faire notre part. Pour eux. Pour nous. Pour la vie sur Terre.

11h – Film : Les enfants du vide de Christine OBERDOFF (60’)
Dans le sillage de Greta Thunberg, dont la voix est désormais entendue à la tribune des Nations Unies, ils sont des millions à se mobiliser, lycéens et collégiens, pour l’avenir de la planète. #FridaysForFuture, cette grève des cours pour le climat se répand comme une épidémie vertueuse pour contraindre les décideurs à changer de modèle.
De Paris à Fukushima, théâtre il y a 8 ans d’un des plus grands électrochocs climatique et industriel de ce XXIème siècle, Christine OBERDOFF part à la rencontre d’une génération suspendue dans le vide qui supplie les grands de ce monde de réagir.
« Les Enfants du Vide » est une enquête réalisée avec la Compagnie de funambules « Houle Douce » et la participation de Raphaël Glucksmann. 

Projection suivie d’un échange avec la réalisatrice.
Elle a commencé sa carrière de présentatrice de télévision sur le réseau RFO, dix ans après elle rejoint l’hexagone. Présentatrice sur TV Breizh puis sur la Chaine Histoire. Elle est actuellement rédactrice en chef de Ushuaïa TV et présentatrice des deux émissions Passage au vert et Les enquêtes d’Ushuaïa TV sur la même chaîne.

14h45 – Table ronde : Les jeunes se mobilisent
Parce que leurs analyses, leurs envies et leurs engagements nous inspirent, nous avons à coeur de donner la parole à des jeunes d’horizons différents qui chacun, sur son chemin, souhaite remettre le vivant et la planète au centre de sa vie.

Modération : Françoise VERNET

  • Arthur GOSSET, co-fondateur et co-président de Together for earth,
    auteur et réalisateur du documentaire « Les grosses têtes changent de camp»
  • Maxime OLLIVIER, militant écologiste au sein de nombreuses associations, il fait parti de ces milliers de jeunes signataires de l’appel Pour un réveil écologique, et est aujourd’hui engagé dans Extinction Rebellion France et Extinction Rebellion Europe. Il a également suivi de près la convention citoyenne pour le climat.
  • Maelys COUTANT fait des études de sage-femme qu’elle abandonne pour travailler avec son père, éleveur bio dans les Deux Sèvres. Membre du Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne, elle est active dans le récent collectif post COVID 19 « Bocage à la patate » pour une sécurité sociale alimentaire
  • Victor NOEL, auteur de « Je rêve d’un monde, plaidoyer d’un adolescent pour la biodiversité » (septembre 2020, éditions Delachaux & Niestlé). Dès son plus jeune âge, Victor observe la faune qui l’entoure. Le jeune naturaliste adhère à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) à l’âge de 9 ans et s’engage depuis auprès de plusieurs associations de protection de l’environnement. Convaincu de la nécessité d’agir pour la protection de la biodiversité, il écrit un plaidoyer sincère illustré par des photographies personnelles

17h – Vidéo : Le lobby de Poissy – les enfants s’engagent pour la planète d’Elsa GRANGIER, primé au Green Award Festival (48’)
Le lobby de Poissy, c’est l’incroyable récit d’une dizaine d’élèves de CM2 qui, sensibilisés à l’environnement par leur professeure et portés par leur rencontre avec Hubert Reeves, décident de sauver la planète. En réaction à la démission de Nicolas Hulot, ils constituent le 1er lobby représenté par des enfants et vont s’inviter dans la campagne des Européennes.

Suivi d’une table ronde sur une aventure hors du commun

Modération : Françoise VERNET

  • Elsa GRANGIER, réalisatrice de la série documentaire Le lobby de Poissy – les enfants s’engagent pour la planète diffusée sur Francetv et primée au Green Awards Festival. Chroniqueuse RTL « On refait le monde », Elsa est l’auteure aux Éditions du Seuil du livre « Rêver grand, ces enfants qui s’engagent pour la planète ». Elle est la coordinatrice de Kidsforplanetrights et membre du conseil Harmony with Nature  – Nations Unies
  • Anaïs WILLOCQ, enseignante, engagée aux côtés des jeunes dans cette aventure
  • un représentant de Soujoud, Maélys, Thomas, Rémy, Osswa, Yasmin, Noémi, Elmezoir, Bilal, Sana, Kati, Houcine, Léon, jeunes qui ont créé l’association le Lobby de Poissy, initiative soutenue par Hubert Reeves, parrain, et Nicolas Hulot, membre d’honneur
  • un jeune du lycée de Quimperlé, co auteur de la première Déclaration européenne des droits de la planète et du vivant

Dimanche 8 Novembre : L’énergie du féminin

Que les causes soient sociales ou environnementales, nous avons à coeur d’en comprendre les enjeux, d’en définir les principes et de mettre en oeuvre les solutions. Au fil de cette journée, nous explorerons les voies possibles pour que nos énergies soient au service de ce qui fait justice. Non, nous ne pouvons plus continuer à rester les bras croisés quand des millions d’Africains voient le désert avancer et doivent migrer faute de pouvoir se nourrir. Non, nous ne pouvons plus continuer à ne plus respecter le vivant (dont l’être humain) et à détruire la vie sur terre sans que les responsables soient jugés et que les règles du jeu changées. Non, nous ne pouvons pas évoluer dans un monde où le principe masculin reste dominant, où les équilibres de vie ne sont pas respectés, où l’intuition et la coopération ne sont pas à leur juste place. Oui le monde que nous souhaitons construire est le creuset de ces énergies transversales, incluantes, transformatrices au service de la vie sur Terre, dans le respect du vivant.

11h – Film : The Great Green Wall de Inna MODJA (92’)
« L’initiative The Great Green Wall est très importante pour moi car elle se développe dans le Sahel, d’où je viens, et parce qu’elle vise à combattre la désertification dans la région, et le changement climatique plus globalement. Une fois achevée The GGW serait la structure vivante la plus grande créée par l’homme. L’ambition et l’espoir que donne ce projet m’ont immédiatement donné envie de le soutenir. Pour moi, c’est une facette du rêve Africain et je m’engagerai jusqu’au bout pour que ça se réalise. Le monde entier en bénéficierait. Comme Thomas Sankara disait « Osons inventer le Futur », The GGW est le futur ! » témoigne Inna Modja, Ambassadrice du Great Green Wall.
Cette musicienne malienne s’est engagée pour partager avec les jeunes générations les raisons de rester au pays, de se battre sur place pour que la vie soit possible plutôt que d’espérer ailleurs une vie meilleure. Elle part à la rencontre de ceux et celles qui sur le terrain le long de la Grande Muraille Verte mais aussi à travers leurs vocations essayent à leur échelle de changer l’Afrique. La Grande Muraille Verte est une « nouvelle merveille de monde » qui a pour but de proposer des solutions en faveur du climat. Ces dernières devront garantir la sécurité alimentaire, des emplois et de nouvelles économies prospères aux communautés vivant en première ligne de l’urgence climatique mondiale. Le Sahel – région où la Grande Muraille Verte prend sa source – est un haut lieu politique. Presque 80% des terres de cette région sont dévastées, 33 millions de personnes sont en situation de pénurie alimentaire et les températures devraient augmenter de 3 à 5 degrés d’ici 2050. L’enjeu majeur que l’humanité va devoir affronter durant ce siècle est déjà visible ici : manque de nourriture et d’eau, changements climatiques, sécheresse, immigration et terrorisme international. La Grande Muraille Verte est souvent décrite comme une ceinture verte s’étirant à travers l’Afrique de Dakar jusqu’à Djibouti. Mais c’est beaucoup plus. C’est un mouvement centré sur l’humain. Il a pour but de restaurer la santé de l’écosystème et les ressources naturels du Sahel afin de construire la résistance de la communauté vivant dans la région face à la sécheresse, d’améliorer la sécurité alimentaire et leurs donner les moyens de créer de nouveaux flux viables de revenus.

Projection suivie d’un échange avec Emmanuelle PATETSOS, Coordinatrice du pôle Solidarité Internationale chez Terre & Humanisme

14h45 – Ensemble nous demandons justice. Pour en finir avec les violences environnementales
Priscillia LUDOSKY et Marie TOUSSAINT

« Nous voulons relier les combats. Car depuis toujours, les puissants détruisent la planète tout en détruisant nos vies. Car depuis toujours, on nous promet l’égalité sociale et l’avancée des droits, l’Eden d’un monde toujours plus beau et ruisselant de miel bio. Car depuis toujours, on a asservi la Terre pour mieux asservir les humains, on a exploité les êtres pour mieux exploiter la Terre. Il est temps. Demandons justice. »
Les violences environnementales font des victimes : celles des boues rouges en Corse, de l’amiante dans les lycées marseillais, des algues vertes en Bretagne, de la pollution de l’air à Grenoble… Récits, analyses puis solutions pour une quinzaine de cas en France, où l’exploitation de la nature tue mais se poursuit pour l’enrichissement des plus riches.

Marie TOUSSAINT, née le 27 mai 1987 à Lille, est une militante écologiste française, en droit international de l’environnement, cofondatrice de l’association « Notre affaire à tous » et à l’origine de la campagne l’Affaire du siècle, élue députée européenne en mai 2019 sur la liste Europe Écologie Les Verts.
Priscillia LUDOSKY, née le 4 novembre 1985 en Ile de France, est l’une des fondatrices du mouvement des Gilets jaunes. Le 29 mai 2018, elle a publié une pétition contre la hausse du prix des carburants, entre autres. 

17h – Le Féminin est l’avenir de l’Homme
Vincent COMMENNE

Un exposé qui ne parle pas des femmes mais du Féminin…
Un grand nombre de personnes s’accordent sur l’idée que tous, femmes et hommes, nous sommes constitués d’une partie masculine et d’une partie féminine. Il y a donc du Masculin et du Féminin en chacun et chacune d’entre nous. Mais il y a du Masculin et du Féminin partout dans le monde également, dans la manière dont nos sociétés se façonnent. Et si le principe Masculin, à travers les femmes et les hommes, a construit le bien-être matériel qui est le nôtre, il a, au fil des décennies, déséquilibré notre monde et ceux qui y vivent.
Et comment nous sentirions-nous dans un monde où il y aurait une place plus importante donnée au principe Féminin ? Plus de lenteur, d’intuition, de prendre soin, d’écoute, de profondeur, de fluidité, de coopération…
Le bonheur du monde passera-t-il par le bonheur des femmes (et de pas mal d’hommes) ? Développement de la personne et évolution de la société sont-ils fortement imbriqués ?
L’orateur partagera sa conviction que redonner place au Féminin est une nécessité cruciale pour les femmes et les hommes de notre temps et, par surcroît, un facteur déterminant pour l’émergence du monde auquel nous aspirons.

Vincent COMMENNE est économiste et a suivi une formation en Psychologie Humaniste. Auteur du livre « Lettre ouverte aux femmes : le monde et les hommes ont besoin de vous », il est également l’initiateur du mouvement “Créatifs Culturels en Belgique” qui cherche à favoriser l’émergence d’une société plus responsable, inclusive, durable et porteuse de sens. Auparavant et durant plus de vingt ans, il s’est passionné pour les questions éthiques reliées à l’économie et à la finance. Il a piloté différentes structures locales puis internationales destinées à promouvoir l’éthique dans ces secteurs. Parallèlement à son action professionnelle engagée et depuis une vingtaine d’années également, il a eu l’occasion de fouler différents chemins de transformation intérieure.

Lundi 9 Novembre : Imaginer ensemble le monde de demain

La période de 8 semaines de confinement que nous avons vécue au printemps nous a projeté chacun et chacune d’entre nous dans une profonde réflexion. Une réflexion sur nos besoins, nos dépendances, le sens de nos vies, l’avenir que l’on souhaitait pour celles et ceux qui nous sont chers. De nombreux experts se sont exprimés, nous avons suivi des conférences en ligne, nous avons lu, écouté, regardé et pourtant nous continuons à nous demander ce que nous devons faire, par quoi commencer, comment faire évoluer nos vies pour que nous soyons moins dans la destruction du vivant et plus dans la résilience. Des témoignages d’acteurs de terrain viendront compléter nos compréhensions et nous donner de nouvelles pistes d’actions.

11h – Film : Un autre chemin : la résilience québécoise de Muriel BARRA (52’)
En créant leur éco-hameau au cœur des terres québécoises, c’est un pari ambitieux que ses fondateurs ont relevé: celui de prouver qu’une forme d’autonomie est possible sous des latitudes nordiques. Aujourd’hui attaché au principe de résilience, ce hameau d’une quarantaine de personnes expérimente collectivement une vie sans pétrole. Des témoignages inspirants qui alimentent la nécessaire réflexion autour de notre dépendance aux énergies fossiles.

Projection suivie dun échange avec la réalisatrice.
Après de jeunes années passées entre danse, théâtre et radio, Muriel BARRA découvre la vidéo par la production d’une émission TV de sports extrêmes («X-Fun», 1998) puis celle d’une web TV culturelle («TV-UP», 2000). Consciente des enjeux environnementaux et sociaux de notre époque, elle décide en 2004 de mettre sa profession au service d’une évolution des mentalités pour une société plus juste et responsable. Elle crée alors Lato Sensu Productions avec l’objectif de produire des documentaires militants et engagés sur des thématiques sociales et environnementales.

14h45 – Et si …on libérait notre imagination pour créer le futur que nous voulons ? 
Rob HOPKINS

Et si… le pouvoir de changer le cours des choses en profondeur était entre nos mains ? Et si…, en réalité, nous avions à disposition, sans en avoir vraiment conscience, un des outils les plus puissants qui existe ? Et si…, en plus, on se mettait ensemble pour y arriver ?
Rob HOPKINS nous invite à rêver. Mais à rêver en grand, en remettant l’imagination au coeur de nos vies quotidiennes, professionnelles, sociales et familiales. Et si…? est un appel à l’action pour libérer notre imagination collective, qui prend racine dans l’histoire d’individus et de communautés venant du monde entier qui ont d’ores et déjà emprunté le chemin de l’imagination et initié des changements rapides et profonds pour un meilleur futur.

17h – Table ronde : les solutions existent, partageons-les et mettons-les en oeuvre autour de nous

Modération : Françoise VERNET

  • Julien DOSSIER, auteur de « Renaissance Écologique (24 chantiers pour le monde de demain) » (Actes Sud)
  • Emmanuel DRUON, auteur d’« Ecolonomie 2 : la transformation créatrice 100 entreprises s’engagent » (Actes Sud)

Acteurs et observateurs des initiatives qui existent un peu partout autour de nous, Julien DOSSIER et Emmanuel DRUON partagent avec nous les petits et grands pas indispensables à la construction de demain résilient, respectueux des ressources naturelles et humaines.

Renaissance écologique, 24 chantiers pour le monde de demain
Nous risquons aujourd’hui de nous effondrer du fait de la destruction de la biodiversité, de l’emballement climatique, des inégalités sociales et économiques, du fait de crises qui résultent de nos décisions. Nous sommes dans les cordes, assaillis par ces mauvaises nouvelles, sonnés par ces crises qui nous paralysent. Pourtant, des solutions existent, et il nous revient de décider de les mettre en œuvre. Pour concevoir cette Renaissance écologique, Julien DOSSIER s’inspire de la célèbre fresque d’Ambrogio Lorenzetti, l’allégorie des Effets du bon et du mauvais gouvernement, réalisée à Sienne en 1338. Il a confié à Johann Bertrand d’Hy le soin de la transposer à notre époque, et nous équipe ainsi d’une feuille de route déclinée suivant vingt-quatre chantiers – allant de l’agriculture à la préservation des écosystèmes, en passant par la culture et les systèmes de gouvernance.
Il dirige QUATTROLIBRI, un cabinet de conseil spécialisé sur les stratégies de transition écologique. Spécialiste de la ville durable, thème qu’il enseigne à HEC, il est le coauteur de Paris change d’ère, la stratégie de neutralité carbone de Paris.

Écolonomie 2, la transformation créatrice mise en œuvre par cent entreprises dans le monde.
Chez Pocheco, l’usine d’enveloppes du nord de la France, on expérimente l’écolonomie depuis près de vingt-cinq ans. Face aux changements climatiques et à la lecture des derniers rapports du GIEC, la nécessité d’amorcer la transformation de la production industrielle se fait toujours plus pressante, afin de tendre vers des pratiques plus respectueuses de la nature et des hommes. Forts de ces expériences, Emmanuel DRUON et ses équipes ont souhaité répondre positivement à cette demande de partage entre pairs en créant le bureau de conseil « Ouvert » qui, depuis dix ans, accompagne cent entreprises dans le monde avec la méthode écolonomique, en Indonésie, au Mexique, en Argentine, en Pologne, en Espagne, en Chine, etc. Ils collaborent avec des unités industrielles, dont les dizaines de milliers de salariés s’engagent à changer leurs pratiques au quotidien pour participer au vaste mouvement de transition, tandis que des collectivités leur emboîtent le pas.
Depuis plus de vingt ans, Emmanuel DRUON, entrepreneur près de Lille, fédère le talent de ses nombreux collègues et se consacre aux thèmes de l’écologie comme de l’économie circulaire. Depuis 1997, il dirige l’entreprise Pocheco, qui produit des enveloppes, et la développe selon des principes “économiques”, qu’il a explicités dans « Écolonomie, entreprendre et produire autrement ». Son essai « Le Syndrome du poisson lune. Un manifeste d’anti-management » est paru en 2015 (Actes Sud).

Mardi 10 Novembre : Pourquoi en connaissance de cause l’homme ne change pas ?

Chaque semaine, de nouvelles catastrophes écologiques sont annoncées. Le lien entre ces catastrophes et les activités humaines n’est plus à démontrer. Moults études, livres, films ont clairement expliqué en quoi l’anthropocène était néfaste pour notre planète. Pendant 3 mois de confinement, nous avons pu observer les effets bénéfiques d’une baisse de l’activité humaine : moins, voir plus d’avions dans les airs, moins de voitures, moins de camions donc moins de CO2, un air de meilleur qualité, moins de maladies pulmonaires, … Certains ont changé leurs pratiques alimentaires pour acheter localement, dans des magasins vrac ou via les circuits courts comme les AMAP, d’autres ont apprécié de ne plus consommer et s’en sont trouvé plus riches et sans doute plus heureux également. Cette période nous a parlé de résilience, d’autonomie, de sobriété. Nous sommes donc en droit de nous demander : pourquoi avons nous besoin de traverser des catastrophes qui nous touchent de près et d’être « assignés à résidence » pour changer nos comportements? Pourquoi les feux en Australie, les inondations au Bangladesh ou encore la fonte du permafrost ne nous incitent pas, dans la durée, à revoir nos modes de vie. Il doit bien y avoir une explication quelque part …

11h – Film : La belle verte de Coline SERREAU (99’)
Quelque part dans l’univers existe une planète dont les habitants évolués et heureux vivent en parfaite harmonie. De temps en temps quelques-uns d’entre eux partent en excursion sur d’autres planètes. Curieusement, depuis deux cents ans, plus personne ne veut aller sur la planète Terre. Or un jour, pour des raisons personnelles, une jeune femme décide de se porter volontaire. Et c’est ainsi que les Terriens la voient atterrir en plein Paris.

Projection suivie dun échange avec la réalisatrice
En forme de Mémoires fragmentaires, Coline SERREAU se raconte pour la première fois. Elle lance des pistes de réflexions sur notre société, évoque ses influences artistiques, sa famille, son combat en faveur des femmes et de l’écologie, ses créations (La Belle Verte, La Crise…), les sujets qui la révoltent et ceux qui lui donnent du bonheur.
Créatrice aux nombreuses facettes, à la fois cinéaste, metteur en scène de théâtre et d’opéra, auteure, actrice, compositrice… c’est dans la peinture, la musique et la nature qu’elle trouve l’inspiration.
En vingt-trois hashtags lancés à l’attention du lecteur, elle dessine les contours de ce qui a façonné son parcours et sa réflexion : ses ancêtres et ses maîtres, Freud, Bach, Rembrandt, mais aussi l’école de Marguerite Soubeyran à Beauvallon, le cinéma, le théâtre, le cirque, l’opéra… Autoportrait kaléidoscopique d’une artiste et d’une femme engagée.

15h – La communication non violente à l’usage de ceux qui veulent changer le monde
Nathalie ACHARD

La violence et les conflits ont envahi tous les champs de la société (dérèglement climatique, repli identitaire, pauvreté croissante, terrorisme, émeutes…). Chacun campe sur ses positions, rendant tout dialogue impossible.
Mais la Communication Non Violente (CNV) peut faire bouger les lignes ! Élaborée par Marshall Rosenberg, cette méthode basée sur 4 principes (observer sans juger, exprimer ses sentiments, identifier ses besoins, exprimer des demandes claires) fait des merveilles pour éviter les situations de conflits dans la sphère individuelle, familiale, professionnelle, éducative. Elle peut en faire de même pour gérer des conflits sociétaux, politiques, économiques, citoyens !
Militante et directrice de la communication d’association d’envergure internationale (SOSMéditerranée, Mouvement Colibris), Nathalie ACHARD a pu en faire l’expérience sur le terrain ; elle propose ainsi de manière concrète les outils qui vont permettre de se faire entendre sans passer par la violence, mais aussi d’entendre l’autre, car ce n’est qu’ensemble que nous pourrons coopérer et expérimenter de nouvelles approches.
Elle a été chargée de communication chez Greenpeace, directrice de campagne de SOSMEDITERRANEE et directrice de la communication du Mouvement Colibris. Médiatrice et facilitatrice, elle organise aujourd’hui des formations à la non-violence au sein d’associations, elle anime des stages de responsabilisation et de restauration du dialogue en prison, et soutient les collectifs innovants pour favoriser la coopération.

17h – Le bug humain, pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher
Sébastien BOHLER

Plus qu’un moment critique nous vivons une véritable tragédie. Surpopulation, surpoids, surproduction, surconsommation, surchauffe, surendettement, nous avons basculé dans l’ère de tous les superlatifs qui mène l’humanité tout droit à sa perte. Si la capacité des ressources de la planète sont comptées, alors nos jours aussi le seront…Inéluctablement.
Mais alors que la situation empire heure après heure, aucune réponse collective tangible ne vient. Nous voyons le mur se rapprocher et nous ne faisons rien. La conscience de ce qui nous attend ne semble avoir aucun effet sur le cours des événements. Pourquoi ? Sébastien BOHLER, docteur en neuroscience et rédacteur en chef du magazine Cerveau et psycho apporte sur la grande question du devenir contemporain un éclairage nouveau, dérangeant et original. Pour lui, le premier coupable à incriminer n’est pas l’avidité des hommes ou leur supposée méchanceté mais bien, de manière plus banalement physiologique, la constitution même de notre cerveau lui-même. Au cœur de notre cerveau, un petit organe appelé striatum régit depuis l’apparition de l’espèce nos comportements. Il a habitué le cerveau humain à poursuivre 5 objectifs qui ont pour but la survie de l’espèce : manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, étendre son territoire, s’imposer face à autrui. Le problème est que le striatum est aux commandes d’un cerveau toujours plus performant (l’homme s’est bien imposé comme le mammifère dominant de la planète) et réclame toujours plus de récompenses pour son action. Tel un drogué, il ne peut discipliner sa tendance à l’excès. À aucun moment, il ne cherche à se limiter. Hier notre cerveau était notre allié, il nous a fait triompher de la nature. Aujourd’hui il est en passe de devenir notre pire ennemi.

Sébastien BOHLER, ancien élève de l’École polytechnique,
spécialiste en neurobiologie moléculaire, s’est orienté vers le journalisme. Directeur de la revue Psycho et cerveau, il est également chroniqueur sur France Inter («La tête au carré») et Arte («28 minutes»).

PROGRAMME SOUS L’EGIDE DE NATURE & PROGRES

Mercredi 11 novembre : La terre, cette nourrice si généreuse

11h00 – Film : Juste devant nous de Céline BEAUQUEL (4 X 12’)

Bien qu’ils soient le départ de toute vie sur terre, les sols sont en voie de désertification. Ce documentaire nous raconte cet univers méconnu, dont la fertilité est vitale. En effet, que mangerions-nous demain, et quelle eau boirions-nous si les sols s’avéraient pollués, s’ils venaient à s’éroder, à n’avoir plus aucune vie, plus aucune tenue ? La parole est donnée à des paysans innovants, inspirants, et à des agronomes qui nous montrent comment prendre soin de nos sols et pourquoi.

Projection suivie d’un échange avec la réalisatrice et Marc André SELOSSE, biologiste français spécialisé en botanique et mycologie, Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle, auteur de « Jamais seul : Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations ».

15h00 – Table ronde : Souveraineté alimentaire : où en est la France ?
Avec le dérèglement climatique et la fin annoncée de l’usage des énergies fossiles, rapprocher nos approvisionnements vitaux devient urgent, dont nos besoins en nourriture. Mais qu’est-ce que la souveraineté alimentaire ? Garantit-elle la sécurité alimentaire à ses ressortissants, et si oui, dans quelles conditions ? Consiste-telle à organiser l’autonomie d’un pays sans souci des difficultés de ses voisins ? Cette notion de souveraineté alimentaire, a priori rassurante, revêt plusieurs interprétations et réalités potentielles à éclairer.

Mathieu PERDRIAULT, directeur d’AGTER (Améliorer la Gouvernance de la Terre, de l’Eau et des Ressources naturelles) 
Mathieu COURGEAU, paysan en Vendée, président de « Pour une autre PAC » 
Nadège GARAMBOIS, ingénieure agronome diplômée de l’Institut National Agronomique Paris-Grignon, maître de conférences en Agriculture comparée à AgroParisTech
Monique CHEMILLIER GENDREAU, Professeure émérite de droit public et de science politique à l’université Paris-Diderot, spécialiste de droit international et de la théorie de l’État, auteure de « Pour un Conseil Mondial de la Résistance »

17h00 – Table ronde : La Bio, le seul choix soutenable pour nourrir l’avenir ?
L’agriculture biologique fait de plus en plus d’adeptes, du côté des agriculteurs comme des consommateurs. Nombreux sont les acteurs du conventionnel qui envient à la Bio sa notoriété et rêvent de s’emparer de ses vertus sans rien changer à leurs pratiques polluantes. Dans ces domaines, la guerre de la communication fait rage. Le fait que la Bio soit meilleure pour la santé resterait à prouver, quant à sa capacité à nourrir le monde, elle en serait incapable : pas assez productive ! Heureusement, ces discours des tenants du modèle dominant commencent à se fissurer et la vérité finit enfin par émerger.

Claude AUBERT, Ingénieur agronome, pionnier de l’agriculture biologique et de l’alimentation saine, auteur de nombreux ouvrages sur ces questions dont « Le pari fou du Bio », il est aussi le co-fondateur de Terre Vivante 
Denis LAIRON, expert en nutrition, directeur de recherche émérite à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), auteur de « Manger sain et durable, de notre assiette à la planète »

Jeudi 12 novembre : Ne plus marcher sur la tête

11h00 – Film : Tous surveillés de Sylvain LOUVET (90’)
Faut-il, pour stopper une pandémie ou éviter un attentat, accepter de renoncer à nos libertés individuelles ? À l’heure où de plus en plus d’États ont recours aux technologies de surveillance pour endiguer la propagation du coronavirus, cette enquête dresse un panorama mondial de l’obsession sécuritaire. Des caméras à reconnaissance faciale niçoises à la répression chinoise des Ouïghours, ce film dévoile la relation incestueuse entre les industriels de la sécurité et les grandes puissances ? Il fait un constat glaçant : le totalitarisme numérique est à nos portes.

Projection suivie d’un débat avec Laurent MUCCHIELLI, spécialiste des questions de sécurité, directeur de recherche au CNRS (Laboratoire méditerranéen de sociologie, Aix-Marseille Université), auteur de « Vous êtes filmés, enquête sur le bluff de la vidéosurveillance » ; et de « La France telle qu’elle est, pour en finir avec la complainte nationaliste » 

15h00 – Perturbateurs endocriniens et impact sur le fonctionnement de nos gènes
Christian VELOT

Après avoir présenté ce que sont les perturbateurs endocriniens, où on les trouve et pourquoi ils sont si facilement autorisés à la commercialisation malgré leur dangerosité, vous découvrirez dans un langage accessible à tous, comment ces molécules peuvent modifier le fonctionnement de nos gènes et comment ces modifications peuvent se transmettre à la descendance même si celle-ci n’a jamais été exposée à ces polluants. De façon plus générale, comment l’environnement au sens large – nutrition, affect, habitat… – module l’expression de nos gènes (processus « épigénétiques »), et comment toutes perturbations environnementales, notamment les pollutions, peuvent ainsi affecter durablement, et à travers les générations, la santé des populations.

Christian VELOT, Généticien moléculaire à l’Université Paris-Saclay, Président du Conseil scientifique du CRIIGEN

17h00 – Table ronde : Comment les militaires accélèrent le dérèglement climatique
Les efforts menés durant la « guerre froide » – dont les simulations sur l’hiver nucléaire – nous ont appris que nous étions en train de réchauffer la planète. Depuis, le climat est considéré comme un « facteur multiplicateur de menaces » et les militaires sont toujours à la manœuvre. L’empreinte carbone des activités militaires, en temps de guerre comme en temps de paix, torpille tous les efforts de réduction des gaz à effet de serre. Pourquoi ces activités sont-elles l’angle mort des pourparlers autour du protocole de Kyoto et des rapports du GIEC ? Quelle transition énergétique pour conduire à une transition stratégique ? 

Ben CRAMER, chercheur sur la sécurité environnementale associé au GRIP (Groupe de recherche et d‘information pour la Paix et la Sécurité), auteur de « Guerre et Paix et Ecologie » et initiateur d’un Institut de Sécurité Climatique (Athena 21)
Jean-Baptiste FRESSOZ, historien, chercheur au CNRS (Centre Alexandre Koyré de l’EHESS), ses travaux portent sur l’histoire environnementale et celle des savoirs climatiques ainsi que sur l’anthropocène. Auteur de plusieurs ouvrages dont « L’apocalypse joyeuse. Une histoire du risque technologique » et co-auteur, avec Christophe Bonneuil, de « L’événement anthropocène: la Terre, l’histoire et nous » 

Vendredi 13 novembre : La société écologique post-urbaine

14h45 – Démesure urbaine, modes de vie métropolitains et crises écologiques : nous sommes tou.te.s des pangolins !
Guillaume FABUREL

Le développement et la diffusion de l’épidémie l’ont révélé de manière exceptionnelle : les espaces très densément peuplés, fortement inter-reliés, ont été foyers premiers de la pandémie. En ce sens, la crise sanitaire est une manifestation première des effets écologiques du productivisme urbain et des modes de vie métropolitains. Seules en fait les petites unités de vie permettent de faire résilience et ce par la limitation des besoins et la mesure de l’autonomie, dans le respect du vivant. Nombre d’alternatives écologiques en montrent déjà l’existence. Loin des surdensités urbaines, et des Métropoles comme têtes de gondole, il existe un désir non moins grandissant de décroissance voire de désurbanisation.

Guillaume FABUREL, professeur en géographie, urbanisme et science politique à l’université Lyon 2 et à l’Institut d’études politiques de Lyon, auteur de « Les métropoles Barbares, démondialiser la ville, désurbaniser la terre », et de « Pour en finir avec les grandes villes. Manifeste pour une société écologique post-urbaine », à paraître  

16h30 – Table ronde : Alternatives socio-écologiques dans les grandes périphéries rurales : le monde d’après est déjà là, et bien là !
La pandémie a révélé des désirs affirmés au sein de plusieurs groupes sociaux pour d’autres formes de vie, écologiquement excentrées des grands pôles urbains. Les espaces plus ouverts, ceux des campagnes, offriraient d’autres possibilités pour le ménagement et le ralentissement, pour le soin de la terre et la réhabilitation de certains savoir-faire. En quoi ces initiatives représentent-elles le monde d’après déjà là, et quelles sont, malgré tout, les vigilances à avoir face à l’engouement pour le débranchement urbain et l’installation dans des espaces de faible densité ?

Vincent TARDIEU, co-coordinateur du mouvement Colibris 
Alain MERCIER, co-organisateur de l’Université Rurale des Cévennes
Gaspard D’ALLENS, journaliste à Reporterre, auteur de nombreux ouvrages dont « Les néo-paysans »
Marcel LE PENNEC, ancien maire de Moëlan-sur-Mer
(sous réserve) un représentant du « VILLAGE EMMAÜS LESCAR PAU » et un membre du COLLECTIF COMM’UN (Habiter en lutte)

18h15 – Table ronde : Vers une décroissance urbaine ? De la désobéissance civile à la désobéissance fertile
Les grandes évolutions urbaines des quarante dernières années ont conduit à une dégradation rapide des conditions et cadres de vie dans les grandes villes. Au nom de l’écologie radicale ou sociale, populaire ou politique, des mobilisations y ont progressivement vu le jour, et ce dans nombre de pays, parfois en écho à des luttes passées. Ne conviendrait-il pas de troquer luttes urbaines et illégalismes contre une désobéissance fertile pour d’autres formes de vie, loin des grands foyers de la mondialité urbaine ? 

Tomjo de la Friche Saint Sauveur (Lille), auteur de « L’enfer vert » 
Samuel du Quartier des Lentillères, (Dijon) 
Maële, ex-militante urbaine, écologie radicale et féminisme libertaire
(sous réserve) des étudiant.e.s de Sciences Po Paris (Décroissance urbaine)

20h00 – Grands enseignements de la journée et annonce des Etats généraux pour une Société écologique post-urbaine (2021)
Intervention de Guillaume FABUREL, Professeur à l’Université Lyon 2, UMR Triangle, auteur de « Les métropoles Barbares, démondialiser la ville, désurbaniser la terre », et de « Pour en finir avec les grandes villes. Manifeste pour une société écologique post-urbaine », à paraître 

20h20 : Remise du PRIX DU LIVRE DE L’ECOLOGIE POLITIQUE 2020
par Benoit MONANGE, de la Fondation de l’Ecologie politique

Samedi 14 novembre : Se réinventer en sobriété

11h00 – Que crève le capitalisme : ce sera lui ou nous
Hervé KEMPF

Malgré les graves crises (2008, Coronavirus) le remettant en cause, le capitalisme poursuit sa logique mortifère : stratégie d’acceptation du désastre écologique en cours ; diffusion d’une utopie technologique fondée sur l’intelligence artificielle, la numérisation généralisée, les bio et nanotechnologies ; instrumentalisation de l’Etat pour garantir son développement… Face à une caste incapable de se réformer, l’auteur invite le mouvement écologique et alternatif à se concentrer sur les stratégies de résistance. Selon lui, le monde nouveau mûrit depuis vingt ans à travers des myriades d’alternatives. Ce nouvel imaginaire doit être affirmé en conjuguant l’archipel des lieux de résistance et de vie différente pour en faire la nouvelle culture de la vie quotidienne.

Hervé KEMPF, journaliste et écrivain, auteur de plusieurs essais à succès. Co-fondateur et rédacteur en chef de Reporterre, le quotidien de l’écologie en ligne. Ce site d’information en accès libre, sans actionnaire ni publicité, est l’une des réussites des médias de ces dernières années.

15h00 – Table ronde : Parole aux jeunes du Collectif « Pour un réveil écologique » 
Cyril, Antoine et Clothilde font partie du Collectif “Pour un réveil écologique” à l’origine du Manifeste éponyme sorti en septembre 2018 et signé par 32 000 étudiants en France et en Europe. Dans ce texte ils font le constat de la crise écologique en cours et s’engagent à agir pour l’enrayer, à remettre en question leur zone de confort pour que la société change profondément, notamment à travers le choix de leur emploi ou leur habitude de vie. Depuis un an et demi, ils rencontrent régulièrement des décideurs économiques et politiques pour porter le message du Réveil écologique. Ils se mobilisent également pour réveiller le monde de l’enseignement supérieur pour que les formations prennent en compte les limites planétaires et que les établissements forment l’ensemble des étudiants à la transition écologique. 

Cyril CASSAGNAUD, étudiant à Sciences Po 
Antoine MANTEAUX, étudiant à Polytechnique
Clothilde CARON, étudiante à AgroParisTech-cursus Ingénieur

17h00 – Table ronde : Le Grand Paris après l’effondrement. Pistes pour une Ile-de-France biorégionale
Avant même d’avoir vu le jour, les projections d’une ville numérisée, hyper connectée, avec voitures électriques autonomes, appartements et immeubles communicants produisant énergie et nourriture, etc. sont caduques, fruits de politiques « hors-sol ». Car les terres rares et les métaux utiles au déploiement de ces technologies sont déjà surexploités et leurs stocks limités à court terme. Forts de ces enseignements et se fondant sur des scénarii plus objectifs de raréfaction des ressources, les membres de l’Institut Momentum réfléchissent, eux, à une transition post-pétrolière, post-nucléaire et post-carbonique. Ils s’attachent à complètement redessiner et repenser les infrastructures de la société mais aussi à œuvrer à un nouvel imaginaire social. Ils partageront avec nous leur vision prospective du Grand Paris, selon la notion de « Bioregion » qu’ils ont conceptualisée.

Yves COCHET, Docteur en mathématiques, ancien ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, militant écologiste, a exercé plusieurs mandats de député à l’Assemblée nationale, puis au Parlement européen, auteur de nombreux ouvrages dont « Devant l’effondrement : essai de collapsologie »
Agnès SINAÏ, fondatrice de l’Institut Momentum, journaliste, et auteure de plusieurs livres, dont « Sauver la Terre », co-écrit avec Yves Cochet. Enseigne à Sciences Po Paris où elle a initié, en 2010, un cours sur les politiques de décroissance 
Benoit THEVARD, ingénieur de l’école des Mines en Génie énergétique, administrateur de l’Institut Momentum et de l’association Virage Énergie Centre-Val de Loire 

Dimanche 15 novembre : La grande leçon des petites choses

11h00 – Film : Cueilleurs en résistance de Julien DESPRES (65’)
On observe aujourd’hui un intérêt accru du public pour les plantes médicinales. La traçabilité de la filière est pourtant assez obscure. Le manque d’encadrement combiné à la logique de marché conduit à une gestion anarchique des ressources sauvages. Dans le même temps la principale menace qui pèse sur les plantes médicinales est le manque de vision globale d’une agriculture au sein de son écosystème. Le chemin vers une cohabitation entre l’homme et la nature est certainement difficile, mais des solutions existent.

Projection suivie d’un débat avec Lilian CEBALLOS, Docteur en Pharmacie et en Biologie de l’évolution et écologie, consultant en agroécologie, formateur en phyto-aromathérapie et apithérapie, auteur de « La médecine des abeilles » et Christian ESCRIVA, producteur de plantes médicinales dans le département des Alpes Maritimes, fondateur de « Le Gatillier, plantes médicinales » et enseignant en phyto-aromathérapie.

15h00 – Table ronde : Depuis quand et pourquoi devrait-on craindre les médecines naturelles ?
Alors qu’elles connaissent un succès croissant auprès du public, les médecines naturelles – dont l’homéopathie, la phytothérapie et la naturopathie – sont régulièrement dénigrées. Hippocrate, père de la médecine, passerait-il de nos jours pour un charlatan, qui ne disposait pas des moyens allopathiques pour soigner ses patients ? Comme si seul l’usage des molécules de synthèse dans le soin aux plantes, aux animaux ou aux humains était la panacée ! Cette médecine-là est pourtant loin d’être inoffensive. En ce sens, les médecines naturelles représentent des alternatives efficaces dans bien des domaines, elles sont notamment irremplaçables dans la pratique de la Bio, qui ne tolère aucun poison. Alors qu’on en a tant besoin pour assainir les organismes vivants et la planète, pourquoi les méthodes naturelles génèrent-elles autant d’offensives ?

Philippe LABRE, docteur vétérinaire, conseil et formateur en santé naturelle, auteur de « Les pieds sur Terre, retrouver le bon sens ou disparaître », un livre préfacé par Pierre Rabhi
Jean-François LYPHOUT, co-fondateur et président d’ASPRO PNPP, ASsociation pour la PROmotion des Préparations Naturelles Peu Préoccupantes, auteur de « Purin d’ortie et extraits végétaux : les conseils d’un pro pour un jardin en forme »
(sous réserve) Arnaud LERCH, naturopathe et sociologue, rédacteur en chef web d’Alternative Santé

17h30 – Lettre à la Terre
Geneviève AZAM

L’économiste altermondialiste Geneviève Azam ne se résout pas à se laisser accabler par les désastres écologiques que le mirage du capitalisme vert ne manquera pas d’aggraver. Pour conjurer ce destin qui pourrait même aboutir à un monde « sans nous », elle a écrit une lettre à la Terre. Elle nous parlera de cette étrange correspondance, sensible et vivante, avec la Terre-mère, la Terre-mémoire, blessée. Elle évoquera cette présence à la fois bienfaisante et menaçante, irréductible. Nous reviendrons sur nos attachements réciproques, nos histoires communes et les lueurs d’un soulèvement éthique et politique pour défendre son altérité et les mondes qu’elle abrite…

Geneviève AZAM, économiste, militante écologiste et altermondialiste au sein de l’organisation Attac France, auteure de nombreux ouvrages dont « Lettre à la Terre » et « Osons rester humain. Les Impasses de la toute-puissance »

 

 

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